Niger : Al-Qaïda revendique l'attaque contre l'aéroport de Niamey

Des motards passent devant l'entrée de l'aéroport de Niamey, au Niger, le 8 août 2023   -  
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Photo AP/Sam Mednick

Une attaque revendiquée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), branche sahélienne d'Al-Qaïda, a visé jeudi 18 juin l'aéroport international Diori Hamani de Niamey ainsi qu'une base militaire voisine.

Selon le ministère nigérien de la Défense, au moins onze soldats et deux civils ont été tués. Vingt-deux assaillants ont également été neutralisés lors de l'opération.

Les premiers tirs ont éclaté à l'aube et se sont poursuivis pendant plusieurs heures. D'après les autorités, les assaillants sont arrivés en taxi avant d'attaquer un poste de contrôle à l'entrée de l'aéroport. Certains portaient des ceintures explosives.

Dans un communiqué diffusé à la télévision nationale, le ministère de la Défense a indiqué qu'une vaste opération de ratissage était toujours en cours afin de retrouver les derniers assaillants. Une vingtaine de suspects ont été arrêtés et quatre personnes ont été blessées. Les autorités assurent que l'aéroport international est désormais entièrement sécurisé et reste ouvert au trafic aérien, même si plusieurs vols ont été retardés ou déroutés selon des sites de suivi aérien.

Le JNIM a revendiqué l'attaque dans un bref communiqué, affirmant avoir mené une « attaque suicide » contre l'aéroport et une base militaire adjacente.

Cette nouvelle offensive intervient près de six mois après une précédente attaque contre ce site stratégique, revendiquée cette fois par le groupe État islamique au Sahel. Malgré le renforcement des mesures de sécurité, notamment l'installation de centaines de caméras et l'extension du périmètre de protection de l'aéroport, les groupes jihadistes continuent de frapper le pays.

Au pouvoir depuis le coup d'État de 2023, la junte dirigée par le général Abdourahamane Tiani peine à enrayer les violences menées par les organisations affiliées à Al-Qaïda et à l'État islamique. Les autorités nigériennes ont une nouvelle fois accusé la France de soutenir les assaillants, une accusation régulièrement rejetée par Paris.

L'Union africaine et l'Union européenne ont condamné cette attaque, qui illustre une nouvelle fois la dégradation persistante de la situation sécuritaire au Niger et dans l'ensemble de la région du Sahel.

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