Nigéria : l'autrice Adichie accuse un hôpital d'entraver l'enquête sur son fils

Sur cette photo d'archive prise ce mercredi 18 avril 2018, l'écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi Adichie assiste au Sommet sur le paludisme   -  
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Dominic Lipinski/AP

La romancière nigériane Chimamanda Ngozi Adichie a accusé un hôpital de Lagos de tenter d'entraver l'enquête sur le décès de son fils. 

Nkanu Nnamdi est décédé à l’âge de 21 mois le 7 janvier à l'hôpital multispécialiste Euracare, où il avait été emmené pour des tests de diagnostic. il avait notamment subi une IRM en vue de son évacuation aux États-Unis prévue le lendemain pour des soins spécialisés.

Mme Adichie, qui vit aux États-Unis mais qui était au Nigeria pour les vacances de Noël, a publié samedi sur sa page Instagram, une lettre qu'elle a adressée à l'hôpital, datée du 16 avril.

Il s'agissait de son premier commentaire public depuis le décès.

Elle y écrit : "La disparition de Nkanu de manière si cruelle, si injuste, si négligente, a provoqué une douleur inexprimable". L'enquête du coroner devait s'ouvrir le 14 avril, a-t-elle écrit samedi. "Au lieu de cela, Euracare a décidé de déployer des tactiques dilatoires", a-t-elle ajouté.

C'est Euracare qui a déposé la première demande d'enquête en janvier, déclarant que la mort de notre fils était inattendue et qu'une enquête était dans leur intérêt en raison de "rumeurs de négligence". "Pourtant, ils ont fait traîner les choses, brouillé les pistes et brouillé les pistes. Si c'est ainsi qu'Euracare gère une crise, il n'est pas étonnant qu'elle ait mal géré les soins de notre précieux fils". L'AFP a contacté Euracare pour obtenir un commentaire.

La romancière indique dans sa lettre, que le directeur médical lui a dit que l'anesthésiste avait administré à son fils "trop de propofol" pour l'endormir pendant l'IRM, ce qui avait provoqué un "arrêt respiratoire et cardiaque".

Elle a déclaré que l'hôpital avait délivré un certificat de décès prétendant que son fils était mort d'une méningite. L'hôpital a précédemment nié toute faute.

La mort du garçon a relancé les débats sur le mauvais état du système de santé nigérian.

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