Sénégal : Ousmane Sonko réélu à la tête du Pastef

Ousmane Sonko arrive pour prononcer un discours après son élection à la présidence de l'Assemblée nationale à Dakar, au Sénégal, le 26 mai 2026   -  
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Le chef de l’Assemblée nationale sénégalaise et ex-premier ministre Ousmane Sonko a été largement réélu samedi à la tête de son parti, le Pastef, un sacre qui intervient dans un contexte de crise politique au Sénégal.

"Monsieur Ousmane Sonko est élu à l'unanimité président du parti Pastef les Patriotes pour un mandat de 6 ans," a déclaré Ngouda Mboup, président de la Haute Autorité de Régulation de Pastef, pour annoncer le résultat du vote.

Les délégués des sections nationales et de la diaspora se sont réunis à Diamniadio, près de Dakar, pour le premier congrès du parti.

À la tête du Pastef depuis sa création en 2014, Ousmane Sonko conserve son poste pour un nouveau mandat de six ans.

"Je mesure le poids de cette responsabilité puisque Pastef n'est pas un parti ordinaire dans le paysage sénégalais," a déclaré M. Sonko à la tribune.

Le Sénégal traverse une période marquée par une crise politique ouverte entre le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye et son ex-compagnon de route Ousmane Sonko, limogé de son poste de premier ministre le 22 mai.

"Il arrive parfois que certains, au sommet de l'État, soient tentés de prendre la distance avec la dynamique populaire qui les a portés, au nom de la stabilité, des équilibres institutionnels ou des contraintes du moment, et souvent pour des raisons beaucoup plus obscures," a affirmé Ousmane Sonko à la suite de sa réélection à la tête du Pastef.

"Ce risque existe dans toute révolution, la nôtre n'en fait pas exception et ce qui se passe sous nos yeux en est une confirmation."

Le parti d'Ousmane Sonko, qui détient 130 des 165 sièges à l'Assemblée nationale, reste un acteur majeur de la vie politique, et peut à tout moment déposer une motion de censure et renverser le gouvernement.

Bassirou Diomaye Faye peut quant à lui reformer un gouvernement après une censure et pourra dissoudre l'Assemblée nationale à partir de novembre 2026.

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