Afrique de l’Est : Dangote lance la bataille des raffineries {Business Africa}

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Un projet de méga-raffinerie soutenu par l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote attise la concurrence en Afrique de l’Est, où le Kenya et la Tanzanie cherchent tous deux à accueillir ce qui pourrait devenir l’un des investissements énergétiques les plus importants du continent.

Encore au stade de planification et d’expansion, cette raffinerie est perçue comme un projet stratégique pour une région fortement dépendante des importations de carburants raffinés malgré ses importantes réserves de pétrole brut. S’il voit le jour, le projet pourrait transformer les circuits d’approvisionnement en carburant, réduire la dépendance aux importations et renforcer les capacités industrielles de l’Afrique de l’Est.

Selon Aliko Dangote, la capacité de raffinage pourrait atteindre 2,1 millions de barils par jour d’ici 2030, plaçant l’installation parmi les plus grandes raffineries au monde.

« Depuis l’Afrique de l’Est, nous pourrons approvisionner toute la région. Ce projet se justifie au regard des volumes », a-t-il déclaré.

La hausse des prix du carburant accélère les alternatives énergétiques

Les tensions internationales liées au conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran contribuent à une hausse des prix du carburant dans plusieurs pays africains.

En Ouganda, cette situation favorise le développement de solutions énergétiques alternatives. Le pays mise notamment sur un projet soutenu par l’État de fabrication de bus électriques, présenté comme une solution de transport plus propre et plus abordable.

Cette initiative s’inscrit dans une transition plus large vers des transports durables sur le continent.

Un accord pour renforcer la souveraineté alimentaire africaine

Parallèlement, un accord majeur a été signé à Rabat entre la Banque africaine de développement et le groupe OCP, pour un montant proche d’un milliard d’euros.

Le partenariat vise à renforcer la sécurité alimentaire en Afrique grâce au développement d’un corridor africain d’engrais verts destiné à réduire la dépendance du continent aux perturbations des marchés mondiaux.

Le projet doit permettre d’améliorer l’accès des agriculteurs africains à des engrais durables tout en soutenant une plus grande autonomie agricole du continent.

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