Donald Trump a assuré, ce vendredi, que la trêve entre Washington et Téhéran, officiellement entrée en vigueur le 8 avril, demeure valide malgré des échanges de tirs survenus dans la nuit de jeudi à vendredi.
Détroit d’Ormuz : Trump maintient la trêve avec Téhéran malgré de nouveaux échanges de tirs
Le président américain a minimisé les incidents, évoquant un simple « love tap », soit une « petite tape », tout en affirmant que la situation demeurait sous contrôle.
Quelques heures auparavant, les Émirats arabes unis avaient activé leur système de défense aérienne après la détection de drones et de missiles lancés depuis l’Iran. Ces nouveaux incidents témoignent de la fragilité persistante du cessez-le-feu dans une région où les tensions militaires restent extrêmement élevées.
Dans le même temps, la situation demeure critique dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part essentielle des exportations mondiales d’hydrocarbures. Des centaines de navires marchands et plusieurs milliers de marins restent immobilisés dans le golfe Persique, l’Iran exerçant un contrôle effectif sur cette voie maritime depuis les frappes menées le 28 février par les États-Unis et Israël.
Selon l’armée américaine, 1 550 navires provenant de 87 pays sont actuellement bloqués dans la région. Malgré plusieurs semaines de bombardements intensifs et un blocus naval américain instauré le mois dernier, Washington n’est pas parvenu à rétablir la libre circulation maritime. Le programme américain « Project Freedom », destiné à escorter les bâtiments commerciaux à travers le détroit, n’a permis jusqu’ici le passage sécurisé que de deux navires.
Téhéran conditionne la réouverture du détroit à la fin complète des hostilités ainsi qu’à la levée du blocus américain. Donald Trump, de son côté, continue d’exiger des concessions plus larges, notamment sur le programme nucléaire iranien. Selon plusieurs médias américains, le président estime toutefois qu’un accord pourrait être conclu « n’importe quel jour », tout en avertissant que l’Iran « souffrirait beaucoup » en cas d’échec des négociations.
Les conséquences économiques et humanitaires du blocage suscitent une inquiétude croissante au sein de la communauté internationale. Le Programme alimentaire mondial des Nations unies avertit que 45 millions de personnes, principalement en Asie et en Afrique, pourraient être confrontées à la faim si le trafic maritime ne reprend pas rapidement. L’organisation souligne également que l’interruption des livraisons de carburant et d’engrais risque d’entraîner une forte hausse des prix alimentaires et des produits de première nécessité dans les régions les plus vulnérables.