Le Kenya a annoncé jeudi suspendre temporairement ses normes de qualité sur les carburants pour faire face à une pénurie critique causée par la guerre en Iran.
Le Kenya autorise des carburants polluants face aux pénuries
Une mesure d’urgence qui soulève des questions sur l’impact environnemental et la santé publique. Le détroit d’Ormuz, par lequel transitait 20 % des hydrocarbures mondiaux avant le conflit, est bloqué par les tensions entre Washington et Téhéran. Résultat : le Kenya, fortement dépendant des importations de carburant en provenance du Golfe, se retrouve à court de stocks.
Pour éviter une paralysie économique, les autorités kényanes ont décidé de lever la limite de teneur en soufre (50 mg/kg) dans les carburants. Une mesure exceptionnelle qui permettra d’importer des produits moins raffinés et plus polluants. Le gouvernement assure que cette dérogation sera réexaminée rapidement si la crise au Moyen-Orient s’apaise. Si le conflit persiste, d’autres pays dépendants des importations de pétrole pourraient suivre l’exemple du Kenya.