Guerre au Moyen-Orient : Trump prolonge la trêve sans lever le blocus maritime

Le président Donald Trump lors d'un événement en l'honneur des champions nationaux de la NCAA dans la salle à manger d'État de la Maison Blanche, le 21 avril 2026   -  
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AP Photo/Alex Brandon

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l’Iran, répondant à une requête du Pakistan et dans l’attente d’une « proposition unifiée » de Téhéran.

Cette ouverture diplomatique demeure toutefois limitée : les forces américaines poursuivent simultanément le blocus des ports iraniens, signe d’une stratégie mêlant désescalade conditionnelle et pression continue.

La décision intervient alors que la Maison-Blanche a suspendu le déplacement du vice-président JD Vance au Pakistan, où un second cycle de pourparlers devait s’ouvrir. Téhéran, réticent à poursuivre les discussions, n’a pas encore confirmé sa participation. Selon un porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, l’Iran ne s’engagera que s’il estime que les négociations peuvent déboucher sur des résultats tangibles.

La trêve initiale de deux semaines arrivant à échéance mercredi, les perspectives d’un accord apparaissent fragiles. Les deux parties ont d’ores et déjà prévenu qu’elles se tenaient prêtes à reprendre les hostilités en cas d’échec. « Nous prolongerons le cessez-le-feu jusqu’à ce que leur proposition soit soumise et que les discussions soient conclues, d’une manière ou d’une autre », a déclaré Donald Trump.

Sur le terrain, le bilan humain du conflit continue de s’alourdir : au moins 3 375 morts sont recensés en Iran, plus de 2 290 au Liban, ainsi que 23 victimes en Israël et plusieurs autres dans les États arabes du Golfe. Quinze soldats israéliens ont été tués au Liban, tandis que treize militaires américains ont péri dans la région.

Parallèlement, la tension demeure vive en Iran. Mardi soir, des rassemblements de partisans de la ligne dure ont eu lieu à Téhéran, alors que les discussions semblaient s’enliser. Des images diffusées par la télévision d’État montrent des hommes armés de fusils d’assaut de type Kalachnikov, juchés sur un missile balistique monté sur lanceur mobile, vraisemblablement un modèle Qadr.

Dans une déclaration lue à l’antenne, un porte-parole militaire iranien a mis en garde contre toute nouvelle escalade, affirmant que les forces armées riposteraient « immédiatement » à toute agression, visant des cibles prédéterminées et promettant une réponse « plus sévère encore » contre les États-Unis et Israël.

Ces démonstrations de force interviennent dans un climat de tensions persistantes, tandis que la région reste suspendue à l’issue d’un dialogue encore incertain.

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