La Guinée équatoriale en ébullition à l’approche de la visite historique du pape Léon XIV
La Guinée équatoriale en ébullition à l’approche de la visite du pape Léon XIV
À quelques heures de l’arrivée du pape Léon XIV, prévue ce mardi, la Guinée équatoriale s’agite. Les préparatifs s’intensifient dans tout le pays, où cette visite est perçue comme un moment à la fois spirituel et symbolique, capable de renforcer la foi catholique et de consolider l’unité nationale. Les autorités religieuses locales, tout comme les petits commerçants, voient en cet événement une opportunité exceptionnelle.
Tumi Carine, couturière camerounaise, témoigne de cet engouement : « La venue du pape nous a apporté une affluence de clients sans précédent. Depuis des jours, nous travaillons sans relâche, de jour comme de nuit. C’est ici, dans ce sanctuaire, que nous confectionnons les robes traditionnelles, les Santa Mantas, pour toutes les femmes venues participer aux célébrations. Nous sommes profondément reconnaissantes pour cette visite, qui nous remplit de joie. »
Un pays à majorité catholique
Avec une population majoritairement catholique, la Guinée équatoriale abrite cinq diocèses (Malabo, Bata, Ebebiyín, Mongomo et Evinayong), que le Vatican considère comme la colonne vertébrale de l’identité culturelle, spirituelle et sociale du pays. Le choix de Malabo comme étape finale de ce voyage pontifical a été salué par la communauté internationale, notamment par Fidèle Diarra, ambassadeur du Mali en Guinée équatoriale, qui souligne sa double portée : « Cette visite revêt deux dimensions essentielles : d’une part, elle est épiscopale, destinée aux fidèles catholiques ; d’autre part, elle constitue une visite d’État, touchant l’ensemble des populations des pays visités, qu’il s’agisse de l’Algérie, du Cameroun, de l’Angola ou de la Guinée équatoriale. Dans chaque cas, son impact est le même. »
Un périple africain marqué par des prises de position fortes
La Guinée équatoriale sera la dernière étape d’un voyage africain marqué par des discours engagés. Tout au long de son périple, le pape Léon XIV a fustigé « la poignée de tyrans » et « les chaînes de la corruption », qu’il accuse d’étouffer le développement du continent depuis des siècles. Après des escales en Angola, en Algérie et au Cameroun, cette visite clôt un déplacement qui a déjà marqué les esprits.