Réuni mercredi, le Conseil de sécurité de l’ONU a exprimé sa profonde inquiétude face à la persistance des violences dans l’est de la RDC et à la fragilité des processus de désescalade engagés ces derniers mois. Les discussions ont porté sur l’état d’avancement des cadres de médiation de Doha et de Washington, jugés encore insuffisamment appliqués sur le terrain.
La RDC signe un accord avec le M23, l’ONU réclame une trêve vérifiable
Les représentants onusiens ont insisté sur la nécessité d’un cessez-le-feu « effectif et vérifiable », soulignant le décalage persistant entre les engagements politiques et la réalité sécuritaire dans la région des Grands Lacs.
Dans ce contexte, un accord d’étape a été signé mercredi en Suisse entre les autorités congolaises et le mouvement rebelle AFC/M23. Le texte prévoit le renforcement du mécanisme conjoint de vérification de la trêve, chargé de surveiller le respect du cessez-le-feu dans les zones de conflit.
Ce dispositif, placé sous l’égide de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), prévoit une représentation paritaire entre Kinshasa et le M23, avec l’appui des Nations unies dans le suivi opérationnel.
Les pourparlers, organisés près de Montreux, s’inscrivent dans la continuité des médiations internationales menées notamment à Doha et à Washington, qui n’ont jusqu’ici pas permis de stabiliser durablement la situation sur le terrain.
Malgré ces initiatives diplomatiques, l’est de la RDC reste marqué par des violences récurrentes, des déplacements massifs de populations et une forte instabilité sécuritaire, en particulier dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.