La diaspora sénégalaise, estimée à environ 700 000 personnes, soit près de 4 % de la population, joue un rôle clé dans l’économie du pays. Principalement installée en Europe et en Afrique, elle contribue largement aux finances nationales.
Sénégal : la diaspora, un levier clé pour l’économie [Business Africa]
Au cours des 25 dernières années, les transferts d’argent ont connu une forte progression, passant d’environ 218 millions de dollars en 2000 à près de 3,6 milliards de dollars en 2025. Aujourd’hui, ces flux représentent près de 10 % du produit intérieur brut.
Mais une grande partie de ces fonds reste orientée vers la consommation des ménages. Sur les 3,6 milliards de dollars transférés, l’essentiel est destiné au soutien familial, tandis que seule une faible part est investie dans des projets structurés ou dans le financement public.
Face à une dette élevée et à un déficit de logements estimé à près de 500 000 unités, les autorités sénégalaises souhaitent désormais réorienter cette épargne vers des investissements productifs.
Parmi les pistes envisagées : la création d’un fonds immobilier dédié à la diaspora, afin de mobiliser ces ressources pour soutenir le développement économique.
Un tournant stratégique pour le pays, qui ambitionne de faire de sa diaspora non seulement un soutien social, mais aussi un véritable moteur de croissance.
Côte d’Ivoire : boom des investissements étrangers
La Côte d’Ivoire confirme son statut de destination phare pour les investissements en Afrique subsaharienne.
Le 18 février 2026, le pays a levé 1,3 milliard de dollars sur les marchés internationaux via un eurobond, attirant près de 270 investisseurs. Le taux d’intérêt, fixé à 5,39 %, figure parmi les plus compétitifs de la région ces dernières années.
Cette performance repose sur des fondamentaux solides : une croissance économique attendue à 6,5 % en 2025 et 6,7 % en 2026, ainsi qu’un niveau d’endettement maîtrisé, à 59,3 % du PIB, en dessous du seuil communautaire.
En décembre 2025, l’agence Fitch Ratings a relevé la note souveraine du pays à BB, soulignant un risque de défaut modéré et une signature de crédit parmi les plus solides d’Afrique subsaharienne.
La diversification des sources de financement renforce également cette attractivité. En juillet 2025, Abidjan a émis un samouraï bond à Tokyo, levant 50 milliards de yens à un taux de 2,3 % sur dix ans.
Résultat : les investissements directs étrangers ont fortement progressé, passant de 720 millions de dollars en 2020 à 3,8 milliards en 2024.
Ces capitaux, principalement en provenance de Maurice, de la France et de Singapour, ciblent en priorité le secteur agroalimentaire.
Une dynamique qui positionne la Côte d’Ivoire comme l’un des marchés les plus attractifs du continent.
Zimbabwe : feu vert à l’export du cuir d’éléphant
Le Zimbabwe ouvre une nouvelle étape pour son industrie du cuir. Le pays est désormais autorisé à exporter des produits finis en cuir d’éléphant, à la suite de longues négociations dans le cadre de la Convention CITES.
Pour les acteurs du secteur, cette décision constitue une opportunité encadrée, inscrite dans une logique de gestion durable des ressources naturelles.
Jusqu’à présent, le pays exportait principalement du cuir brut. Désormais, il pourra accéder directement aux marchés internationaux avec des produits transformés à plus forte valeur ajoutée.
Les autorités espèrent que cette évolution permettra de dynamiser l’économie, notamment à travers la création d’emplois et le développement industriel.
L’objectif est clair : capter davantage de valeur localement en renforçant les capacités de transformation et de commercialisation.
Cette décision intervient dans un contexte de forte croissance de la population d’éléphants, entraînant des problèmes de surpopulation dans certaines zones de conservation.
L’utilisation du cuir issu d’animaux abattus s’inscrit ainsi dans une stratégie visant à concilier impératifs économiques et gestion durable de la faune.