La police gambienne a fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau à Brufut, où des dizaines de manifestants s’étaient rassemblés mercredi pour exiger la libération d’Ousainou et d’Amie Bojang.
Gambie : acquittés pour meurtre, les Bojang libérés après des manifestations
Les deux frère et sœur, acquittés du meurtre de deux policiers tués en 2023, avaient été de nouveau arrêtés quelques minutes après leur libération, l’État ayant interjeté appel pour faire annuler le verdict. Face au tollé suscité par cette nouvelle arrestation, la police gambienne a annoncé, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, que les deux frères et sœurs avaient de nouveau été remis en liberté.
La police gambienne tient à informer le public que M. Ousainou Bojang et Mme Amie Bojang ont été remis en liberté avec effet immédiat. La police gambienne invite le public à rester calme et à poursuivre ses activités légales. La police gambienne reste déterminée à maintenir la paix, la sécurité et l'ordre public peut-on lire sur la page Facebook de la police.
C'est le 30 mars que les Bojang avaient été acquittés de toutes les charges retenues contre eux. Le Tribunal avait fixé la liberté sous caution à 680 dollars assortie de quelques conditions entre autres la présentation d'un garant gambien, le dépôt d'une carte d'identité nationale valide et la production d'une déclaration de ressources. Toutefois, l’État a estimé que ces conditions étaient insuffisantes pour garantir leur présence, évoquant un risque de fuite susceptible de compromettre la procédure d’appel. Ousainou Bojang et sa soeur Amie Bojang avaient été placés en garde à vue, puis transférés à la prison centrale de Mile 2, malgré le jugement rendu le 30 mars les acquittant de toutes les charges.