Le ministre d’État ougandais aux Affaires étrangères a rencontré mercredi le ministre égyptien des Affaires étrangères pour discuter des répercussions de la guerre en Iran sur la sécurité énergétique de l’Afrique, l’inflation et les prix des denrées alimentaires.
Guerre en Iran : l'Égypte et l'Ouganda s'inquiètent des répercussions pour l'Afrique
Badr Abdelatty et Henry Oryem Okello ont tenu une conférence de presse dans la nouvelle capitale administrative de l’Égypte, à l’est du Caire.
Cette rencontre intervient alors que le gouvernement égyptien cherche des moyens d’économiser l’électricité produite à partir du pétrole pendant la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, mettant en place au moins une mesure qui menace l’identité du Caire en tant que ville qui ne dort jamais.
Le gouvernement a imposé samedi de nouvelles heures de fermeture à l'échelle nationale pour les magasins, les restaurants et les cafés, leur ordonnant de fermer plus tôt et entravant ainsi leur capacité à fonctionner pendant les heures critiques.
Les prix mondiaux de l'énergie ont explosé depuis le début de la guerre le 28 février, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes aériennes massives contre l'Iran, qui a riposté en attaquant les infrastructures pétrolières et gazières à travers le golfe Persique et en restreignant le trafic dans le détroit d'Ormuz.
Ces hausses ont durement touché l’Égypte, dont la population de plus de 108 millions d’habitants consomme 20 milliards de dollars de produits pétroliers par an, y compris le carburant utilisé pour faire fonctionner les centrales électriques.
Le pays importe 28 % de son essence et 45 % de son diesel.
M. Abdelatty a également déclaré que l’Égypte s’engageait à contribuer à la mise en œuvre de projets hydrauliques, notamment la construction de barrages en Ouganda et dans le sud du bassin du Nil.