Les Nations unies ont exprimé leur indignation après la mort d’une employée de l’UNICEF à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. Karine Buisset, humanitaire de nationalité française, a été tuée lors d’une frappe de drone visant un bâtiment où se trouvaient des travailleurs humanitaires.
RDC : l’ONU dénonce la mort d’une employée de l'UNICEF à Goma
Selon des habitants et le groupe rebelle M23, plusieurs frappes ont touché la zone du lac Kivu ainsi qu’une résidence située à proximité du domicile de l’ancien président congolais Joseph Kabila. Le groupe rebelle accuse le gouvernement congolais d’être responsable de l’attaque. Les autorités n’ont pas immédiatement réagi à ces accusations.
S’exprimant à New York, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a rappelé que les travailleurs humanitaires ne doivent jamais être pris pour cible. Il a également souligné que Karine Buisset était une humanitaire engagée qui œuvrait pour soutenir les enfants et les familles affectés par le conflit.
Les Nations unies et l’UNICEF ont présenté leurs condoléances à sa famille, à ses proches et à ses collègues.
L’attaque intervient dans un contexte de violence persistante contre les travailleurs humanitaires en RDC. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), Karine Buisset est le deuxième travailleur humanitaire tué dans le pays depuis le début de l’année.
Depuis janvier, au moins 92 incidents visant des travailleurs humanitaires ont été signalés à travers la RDC. En 2025, plus de 650 incidents de ce type ont été enregistrés, faisant 13 morts et 41 blessés parmi les humanitaires, notamment dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri, du Tanganyika et du Maniema.
Après la frappe, les casques bleus de la mission des Nations unies en RDC (MONUSCO) sont intervenus pour fournir une assistance d’urgence et effectuer une première évaluation de la situation.