Alors que le Soudan du Sud replonge dans la violence, les rares soins de santé disponibles sont presque entièrement fournis par des donateurs étrangers, avec plus de 80 % provenant d'ONG telles que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et Médecins sans frontières (MSF).
Soudan du Sud : le système de santé paralysé par des années d'instabilité
Malgré une aide étrangère de 1,4 milliard de dollars en 2024, le système de santé sud-soudanais est paralysé par la corruption. Avec seulement 300 kilomètres de routes goudronnées, les blessés ont souvent du mal à consulter un médecin. En outre, le Soudan du Sud est l'un des endroits les plus dangereux au monde pour les professionnels de santé. Les installations de MSF ont été attaquées 11 fois au cours de l'année écoulée. L'unité chirurgicale du CICR à Juba est équipée de portes anti-explosion et stocke des biscuits et de l'eau à côté du matériel médical en cas de siège.
Les États-Unis ont averti qu'ils retireraient leur financement si la gouvernance ne s'améliorait pas, et les ONG se retirent à mesure que les dons diminuent et que la patience s'épuise envers les dirigeants du Soudan du Sud. Le CICR a déclaré à l'AFP qu'il prévoyait de « réduire progressivement » ses activités dans un établissement, tout en essayant de renforcer les capacités locales.
Les recettes pétrolières du Soudan du Sud ont dépassé 25 milliards de dollars depuis 2011, mais seulement 1 % du budget de cette année a été alloué à la santé et l'ONU a déclaré que « des sommes considérables n'atteignent jamais le secteur, et encore moins la population » dans un pays où 92 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.
Selon L'ONU plus de 5 100 civils ont été tués et des centaines de milliers déplacés, l'organisation onusienne avertit : le Soudan du Sud est au bord d'une « guerre civile totale ». La dernière, dans les années 2010, a fait 400 000 morts.