Soudan du Sud : des soldats accusés du massacre de civils traduits devant une cour martiale

Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, au stade Kasarani de Nairobi, au Kenya, le 13 septembre 2022.   -  
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L’armée sud-soudanaise a annoncé mercredi 4 mars l’arrestation de plusieurs soldats accusés d’avoir participé au massacre de civils dans le comté d’Ayod, dans l’État du Jonglei, au centre-est du pays.

Les militaires seront transférés à Juba afin d’y être formellement inculpés avant de comparaître devant une cour martiale.

Selon le porte-parole des forces armées, Lul Ruai Koang, deux officiers, dont un commandant, ainsi que plusieurs soldats figurent parmi les personnes interpellées. Ils sont soupçonnés d’avoir pris part à des attaques ayant causé la mort d’au moins 21 civils, principalement des femmes et des enfants, d’après un rapport des autorités locales.

Une enquête interne a établi que les tueries auraient été commises par des éléments de la milice Agwelek, placée sous l’autorité du général Johnson Olony Thabo et partiellement intégrée aux forces armées sud-soudanaises. Les combattants impliqués auraient quitté leurs positions sans autorisation avant de s’en prendre à des habitants.

L’affaire intervient un mois après la diffusion d’une vidéo dans laquelle le général Olony ordonnait à ses troupes de n’« épargner aucune vie » dans le Jonglei. Le gouvernement avait alors évoqué un possible « lapsus ».

Face à la recrudescence des violences, la Conférence des évêques catholiques du Soudan et du Soudan du Sud a appelé les autorités à renforcer la protection des populations civiles et à privilégier le dialogue et la réconciliation. Les évêques ont également exhorté le gouvernement à enquêter de manière transparente et à traduire les responsables en justice.

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