Le tourisme égyptien poursuit sa forte croissance, réaffirmant son rôle essentiel dans l'économie du pays. En 2025, l'Égypte a accueilli près de 19 millions de visiteurs, soit une hausse de 21 % par rapport à 2024. Les recettes touristiques ont atteint 14,17 milliards d'euros, dépassant de plus de 20 % les niveaux pré-pandémiques.
Égypte : le tourisme résiste aux tensions régionales [Business Africa]
Cette croissance représente une reprise remarquable après le recul enregistré en 2020, année où les recettes du secteur ont chuté à 3,85 milliards d'euros, contre 11,6 milliards d'euros en 2019. Depuis, le tourisme égyptien a renoué avec une forte croissance.
Les autorités anticipent une croissance continue en 2026, avec des augmentations projetées de 5 % à 7 % tant pour le nombre de visiteurs que pour les recettes. Cette dynamique est principalement due à la croissance du trafic aérien, avec une augmentation de 32 % des vols charters, ainsi qu'à l'émergence de nouvelles destinations touristiques telles qu'El Alamein.
L’Égypte cherche également à diversifier son offre touristique en développant le tourisme culturel, balnéaire, l’écotourisme et le tourisme de bien-être. Des destinations comme Siwa et la côte nord attirent un nombre croissant de visiteurs.
Pour soutenir cette expansion, le pays investit dans ses infrastructures : plus de 200 000 nouvelles chambres d’hôtel sont prévues et les aéroports égyptiens devraient accueillir plus de 50 millions de passagers d’ici 2025, dont environ 31 millions au Caire.
Malgré le contexte géopolitique régional instable, le tourisme demeure un pilier économique stratégique pour l’Égypte.
CEDEAO : cohésion en jeu
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) traverse une phase délicate. Suite au retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger, qui ont rejoint l’Alliance du Sahel, l’organisation doit préserver son unité tout en gérant de nouvelles tensions internes.
Parmi les questions sensibles figure le différend maritime entre le Ghana et le Togo. Accra a eu recours à l’arbitrage international pour résoudre son différend frontalier maritime après des années de négociations infructueuses. Lomé, quant à elle, privilégie une solution pacifique.
Une autre source de tension est un incident frontalier entre la Guinée et la Sierra Leone, lié à des allégations d'infiltration de troupes, accusations démenties par Freetown.
Ces tensions surviennent alors que le Sénégal s'apprête à assumer la présidence de la Commission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) pour la période 2026-2030. La résolution de ces conflits sera cruciale pour la crédibilité de l'organisation dans une Afrique de l'Ouest en pleine mutation.
Côte d'Ivoire : la papaye défie le cacao
La Côte d'Ivoire, célèbre pour son cacao, pilier de son économie, voit émerger une nouvelle culture prometteuse : la papaye. De plus en plus de producteurs se tournent vers ce fruit, attirés par son rendement plus rapide et ses revenus plus stables. Mais pour développer pleinement ce secteur, les procédés post-récolte sont essentiels.
Pour le producteur Lago Gnoliba, la papaye offre de nombreux avantages. La culture de la papaye commence à produire après environ six mois et la récolte peut durer environ deux ans et demi. Selon lui, le développement d'industries de transformation de la papaye permettrait d'accroître la valeur ajoutée et de renforcer la contribution du secteur à l'économie nationale.
La culture de la papaye semble également plus rentable que celle du cacao, dont la première récolte n'intervient qu'au bout de quatre à cinq ans. La demande du marché est forte et les prix relativement stables.
Selon l'économiste Rudolph Falah, les prix du cacao ont chuté de 40 à 50 % entre 2020 et 2025. Dans ce contexte, la filière papaye prend de l'ampleur et pourrait permettre à la Côte d'Ivoire de devenir l'un des principaux producteurs de papaye en Afrique.
Ce secteur est encore en développement et doit relever plusieurs défis, notamment des coûts élevés et des contraintes logistiques. Il offre néanmoins d'ores et déjà un potentiel de croissance important pour l'agriculture ivoirienne.