Depuis fin février, le Congo-Brazzaville vit au rythme de la campagne électorale pour la présidentielle du 15 mars. Des sept candidats, le président sortant a été le premier à se jeter à l’eau par un meeting monstre tenu à Pointe-Noire, la capitale économique.
Présidentielle au Congo-Brazzaville : la campagne électorale est lancée
Certains congolais désabusés, pensent que le scrutin ne laisse pas de place à la surprise et anticipent déjà la victoire du président sortant Denis Sassou Nguesso, candidat de la majorité face à l’opposition.
«Le PCT a déjà la victoire en main, qu’est ce que on va dire? Les autres candidats ont-ils des moyens ? C’est déjà gagné à mon avis. », a déclaré un citoyen congolais.
Un découragement intensifié par les révélations du mouvement citoyen Tournons la page Congo qui, après chaque élection depuis 2015, déplore des dysfonctionnements et des recommandations. Le mouvement est composé de 11 organisations de la société civile.
«Les recommandations que nous avons fait en ce qui concerne l’amélioration de la gouvernance électorale continuent à nous préoccuper. Une élection, elle doit se faire dans des conditions de transparence, d’équité, d’égalité, on est dans le contexte d’une élection qui se passe un peu à huit clos», a indiqué Christian Mounzéo, coordonnateur TLP Congo.
Fort d’une expérience de plus de 40 ans cumulés au pouvoir, Denis Sassou Nguesso semble confiant non sans nouvelles ambitions pour son peuple.
«Nous ne pouvons pas douter de la volonté du Président de la république de faire du Congo un pays riche et prospère. Des élections sont organisées tous les 5 ans, donc les sicles électoraux sont réguliers», a expliqué Jean François Kando, président fédéral de la Majorité présidentielle à Pointe-Noire.
Mais si les dés sont déjà pipés d’après des observateurs, le taux de participation reste un enjeu crucial, c’est aussi le vœu le plus ardent de Denis Sassou Nguesso.