Les réactions se multiplient à travers le monde, suite à l'attaque d'Israël et des Etats Unis contre l'Iran. L'opinion internationale met en garde contre une guerre au Moyen-Orient alors que le conflit s'intensifie.
Attaque contre l'Iran : la communauté internationale craint le pire dans la région et au-delà
L'Union africaine appelle à une « désescalade urgente et un dialogue soutenu » après les frappes américaines et israéliennes sur plusieurs villes iraniennes.
Le président de l'organisation panafricaine, Mahamoud Ali Youssouf, a indiqué je cite « Une nouvelle escalade risque d'aggraver l'instabilité mondiale, avec de graves conséquences pour les marchés énergétiques, la sécurité alimentaire et la résilience économique, en particulier en Afrique, où les conflits et les pressions économiques restent vifs ».
Plusieurs pays et instituions internationales ont exprimé leur crainte d'une conflagration au Moyen-Orient après les frappes de samedi contre Téhéran, déclenchant des représailles de l'Iran, qui ont visé des bases américaines dans la région.
ONU : « faire preuve de raison » - Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme a condamné les frappes américano-israéliennes et la riposte iranienne, avertissant que de nouvelles attaques « n'aboutiraient qu'à la mort, à la destruction et à la misère humaine ». « J'appelle à la retenue et implore toutes les parties de faire preuve de raison », a déclaré Volker Turk dans un communiqué. - Russie : « catastrophe » nucléaire -
La Russie a vivement critiqué les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, affirmant qu'elles « conduisaient la région au bord d'une catastrophe humanitaire, économique et, ce qui ne peut être exclu, radiologique ». - Qatar : « droit de riposter » - Le Qatar, qui abrite une base militaire américaine, a condamné une attaque iranienne à la roquette sur son territoire et a averti qu'il « se réservait le droit de riposter à cette attaque ».
- UE : « périlleux » - L'Union européenne a appelé à la retenue alors que la situation dans la région devenait « périlleuse », et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a souligné qu'il était « essentiel » de « garantir la sécurité nucléaire » après que les États-Unis ont indiqué que les sites atomiques iraniens étaient dans leur ligne de mire. - Norvège : Israël a violé le droit international -
Le ministre norvégien des Affaires étrangères a fait valoir que les frappes israéliennes contre l'Iran violaient le droit international, soulignant qu'« une attaque préventive nécessite l'existence d'une menace imminente ». - Royaume-Uni : éviter un « conflit plus large » - Le gouvernement britannique a déclaré craindre que la situation ne dégénère « en un conflit régional plus large » et a exhorté ses ressortissants présents à Bahreïn, au Koweït, au Qatar et aux Émirats arabes unis à trouver refuge.
- France : « doit cesser » - Le président français Emmanuel Macron a averti que le conflit « avait de graves conséquences pour la paix et la sécurité internationales » et a appelé à mettre fin à l'escalade « dangereuse » en cours. Il a demandé la tenue d'une réunion urgente du Conseil de sécurité de l'ONU sur le conflit. - Liban : ne se laissera pas entraîner dans la guerre -
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a promis que son pays ne serait pas entraîné dans la guerre, après qu'Israël a annoncé qu'il menait des frappes contre le Hezbollah, allié de l'Iran, dans le sud du Liban dans le cadre de l'opération contre l'Iran. - Le fils du Shah : la « victoire finale » est proche - Reza Pahlavi, fils du dernier Shah d'Iran et critique virulent de Téhéran, a déclaré que la « victoire finale » était proche après les frappes. « Ensemble, nous pouvons reprendre et reconstruire l'Iran », a déclaré M. Pahlavi, qui vit en exil dans la région de Washington, aux États-Unis. - Jordanie : se défendre - Le gouvernement jordanien a appelé à la désescalade tout en avertissant qu'il défendrait les intérêts du royaume « de toutes ses forces ». Un porte-parole du gouvernement a déclaré que le pays ne prenait pas part au conflit.
- Hamas : « agression » des États-Unis et d'Israël - Le groupe militant palestinien et allié de l'Iran, le Hamas, a condamné « l'agression » des États-Unis et d'Israël envers Téhéran, la qualifiant d'« attaque directe contre toute la région ». - Ukraine : l'Iran est responsable - L'Ukraine a fait valoir que « la violence du gouvernement iranien envers son propre peuple et d'autres pays » avait déclenché les attaques américaines et israéliennes contre Téhéran.
- Croix-Rouge : « dangereuse réaction en chaîne » - La présidente du Comité international de la Croix-Rouge, Mirjana Spoljaric, a averti que « l'escalade militaire au Moyen-Orient déclenche une dangereuse réaction en chaîne dans toute la région, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour les civils ».
- Union africaine : la stabilité en péril - L'Union africaine a appelé « à la retenue, à une désescalade urgente et à un dialogue soutenu » après les frappes, avertissant que le conflit risquait de nuire aux populations du continent.