À Los Angeles samedi, un Grammy Award a été décerné à Fela Kuti près de trois décennies après sa mort pour saluer l’ensemble de sa carrière.
Le Grammy Award à titre posthume salué par la famille de Fela Kuti
Dans la famille Kuti, le Grammy Award remis samedi à titre posthume à Fela Kuti n’a rien d’une surprise. Made Kuti, son petit-fils, qui marche aujourd’hui dans les pas de son grand-père, a accueilli avec joie cette reconnaissance du talent multidimensionnel de celui que l’on surnommait le roi de l’afrobeat : j’ai toujours considéré Fela comme l’égal des plus grands artistes de l’histoire de la musique. Peu de musiciens peuvent se vanter d’avoir créé un style aussi audacieux et inventif qu’il a fini par devenir un genre musical à part entière.
L’afrobeat, inventé par Fela Kuti, mêle rythmes traditionnels africains, jazz et funk. Une créativité qui a inspiré de nombreux artistes contemporains, au point de pousser les Grammy Awards à introduire, en 2024, la catégorie Meilleure performance africaine, largement dominée par des artistes afrobeat.
Son influence à l’échelle mondiale me paraît encore plus extraordinaire, car elle révèle à quel point cette musique est riche et complexe, au point de s’émanciper des frontières du Nigeria et de l’Afrique, raconte Made Kuti.
Fela Kuti est décédé en 1997 à l’âge de 58 ans. Son héritage perdure aujourd’hui à travers ses fils, Femi Kuti et Seun Kuti, ainsi que son petit-fils Made. Il devient ainsi le premier artiste africain à recevoir un Grammy Award pour l’ensemble de sa carrière.
Selon Made Kuti, Fela aurait accepté cette distinction de son vivant, même s’il n’a jamais recherché la reconnaissance du monde extérieur.