Gambie : début du procès du chef des '' junglers'', escadron de la mort sous Jammeh

Sur cette photo d'archive prise le 27 février 2014, le président gambien Yahya Jammeh arrive à un sommet sur la sécurité.   -  
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AP2014

En Gambie, le premier procès d’un membre de ‘’ junglers’’, a débuté jeudi devant la Haute Cour du pays à Banjul, la capitale. A la barre, Sanna Manjang chef de cet unité paramilitaire considérée comme un escadron de la mort sous le régime de l’ancien président Yahya Jammeh. 

Sanna Manjang fait l’objet de deux chefs d’accusation pour meurtre. Parmi ses victimes présumées, Kajali Jammeh, ancien membre présumé des rebelles du MFDC, un groupe séparatiste luttant pour l'indépendance de la région de Casamance au Sénégal. Mais devant les juges, l’accusé a plaidé non coupable. 

 Alors que devant la Commission vérité, réconciliation et réparations, un ancien employé de la résidence de Yahya Jammeh avait affirmé que Sanna Manjang avait décapité sa victime avec un couteau ou une épée. 

La prochaine audience est prévue pour le 9 février et pourrait inclure d'autres meurtres. En exile depuis la chute de Yaya Jammeh en 2017, Manjang a été arrêté au Sénégal voisin en novembre et rapatrié en Gambie en décembre. 

La Commission vérité, réconciliation et réparations mise en place dans le après a conclu que 240 à 250 personnes avaient été tuées par l'État pendant le règne de Jammeh. Elle a également trouvé des preuves d'exécutions extrajudiciaires, de tortures, d'enlèvements, de chasses aux sorcières et d'autres abus généralisés. Plusieurs complices de Jammeh, dont Junglers, ont été arrêtés et condamnés à l'étranger, en Allemagne, en Suisse et aux États-Unis.  

 

 

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