Kenya : la base britannique au cœur des controverses

Photo d'Agnes Wanjiru, tuée au Kenya en 2012   -  
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Photo of Agnes Wanjiru, killed in Kenya in 2012

Entre accusations de viols, de meurtres et présence de munitions non explosées qui mutilent les populations locales, l'Unité de formation de l'armée britannique au Kenya (BATUK), à Nanyuki, à environ 200 kilomètres au nord de la capitale Nairobi est au cœur d'une vive polémique.

Lisoka Lesasuyan continue de faire paître ses chèvres malgré son handicap. Amputé des deux bras en 2015, il fait partie des nombreuses victimes de la présence militaire britannique à Nanyuki au kenya. Il a perdu ses membres dans l'explosion d'une munition sur le terrain utilisé pour des exercices militaires. L'enquête n'a pas pu démontrer l'origine de cet explosif.

Plusieurs autres affaires ternissent la réputation de l'unité de formation de l'armée britannique au Kenya, l'une d'entre elles est l'affaire Agnes Wanjiru. Une jeune femme de 21 ans, dont le corps avait été découvert en 2012 dans une fosse septique à Nanyuki après une soirée en compagnie de ses soldats. Une enquête a été lancée en 2019, sans aucun résultat public connu.

La police kényane a annoncé relancer l'enquête après des révélations du Sunday Times. En 2003, Amnesty International affirmait avoir répertorié 650 accusations de viols contre des soldats britanniques entre 1965 et 2001, dénonçant des décennies d'impunité.

Au cours de leur visite, le roi Charles III et la reine Camilla se rendront à Nairobi et dans le port de Mombasa, mais pas à Nanyuki. Le départ des troupes britanniques du Kenya n'est pas à l'ordre du jour. À Nanyuki, plusieurs voix dénoncent cette présence, quand d'autres saluent son apport dans l'économie.

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