Mali : la France quitte la base militaire de Gossi

Cette photo fournie par l'armée française montre un soldat français des forces Barkhane, discutant avec un officier malien, le 4 avril 2022 à Gossi   -  
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AP

La rétrocession de la base militaire de Gossi aux forces maliennes, ce mardi 19 avril, signe l'une des nombreuses étapes de la fin de l'opération Barkhane au Mali.

Deux mois après l’annonce de l’arrêt total de l’opération Barkhane, l’armée française vient officiellement de remettre ce mardi les clés de la base de Gossi, dans le nord du pays, aux forces maliennes.

Le poste "a été restitué en l'état avec tous les dispositifs défensifs, tous les équipements (...) ainsi que des infrastructures de casernement », a détaillé Pascal Ianni, le porte-parole de l’état-major français.

4 600 soldats français toujours au Sahel

Gossi vient donc se rajouter aux trois villes d'où les forces françaises se sont déjà retirées : Kidal, Tessalit et Tombouctou. Reste encore la rétrocession des bases de Ménaka et Gao où 2 500 soldats sont toujours déployés sur les 4 600 présents sur l’ensemble du Sahel.

Alors que la menace djihadiste dans la région est toujours bien réelle, l'armée française a réaffirmé qu'elle ne cesserait pas son combat et souhaitait travailler avec les pays voisins d'Afrique de l'Ouest et du Golfe de Guinée.

Le Kremlin vend du matériel de guerre à la junte militaire malienne

Mais pendant que la France retire son opération anti djihadiste, présente depuis 2013, la Russie, elle, augmente sa présence militaire : 2 hélicoptères et des radars quatrième génération ont été livrés ce lundi 18 avril.

Et le fait n'est pas rare, en mars et en octobre derniers déjà des livraisons d’équipements militaires avaient eu lieu. La junte militaire au pouvoir à Bamako a déjà annoncé d’autres opérations à venir dans les prochains mois.

"C'est la manifestation d'un partenariat très fructueux. Depuis que nous avons commencé à rependre le travail avec l'état russe, l'objectif de tout ce que nous faisons, [...] c'est de travailler à garder notre autonomie pour être en mesure de défendre de façon autonome notre territoire", a déclaré le général de division Oumar Diarra, chef d'état-major général malien.

L'avenir de la Minusma en question

Le rapprochement entre Bamako et Moscou, ajouté à la présence du groupe de mercenaires russe Wagner inquiètent et interroge les occidentaux.

Les casques bleus sont toujours présents sur place. La mission de l'ONU, la Minusma, court jusqu'en juin prochain, date à laquelle son mandat devra être - ou non - renouvellé.

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