Soudan : le Premier ministre Abdallah Hamdok en résidence surveillée

Abdallah Hamdok après avoir prêté serment en tant que premier ministre intérimaire du Soudan dans la capitale Khartoum, le 21 août 2019.   -  
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Le Premier ministre du gouvernement de transition au Soudan est rentré chez lui après avoir été détenu au domicile du général Abdel Fattah al-Burhane. Le nouvel homme du pays semble avoir cédé à la pression de la communauté internationale qui exigeait la libération du chef du gouvernement arrêté lundi. Mais il reste a été placé en résidence surveillée.

Le général Burhane avait bien tenté de rassurer mardi en assurant que le chef du gouvernement était à son propre domicile.

Des ministres sont toujours détenus dans des endroits inconnus selon l’annonce faite par le bureau du premier ministre Abdallah Hamdock.

Le climat demeure tendu dans le pays. Des partisans du régime civil manifestent toujours contre le coup d’Etat et sollicitent l’aide internationale afin de sauver, disent-ils la révolution qui a entraîné la chute d’ Omar el-Béchi r. Les manifestants veulent que l'ensemble des autorités civiles de transition soient réinstallés dans leurs fonctions. Ils continuent donc de bloquer par milliers les principaux axes de Khartoum sous une nuée de drapeaux soudanais et aux cris de "Non au pouvoir militaire!".

En face, les forces de l'ordre, selon des militants, ont arrêté plusieurs dirigeants de partis politiques, attaqué des étudiants sur le campus de l'Université de Khartoum et tiré des grenades lacrymogènes pour disperser des manifestants dans le remuant quartier de Bourri , dans l'est de la capitale.

Lundi déjà, quatre manifestants avaient été tués par des tirs de l'armée, selon un syndicat de médecins pro-démocratie, et plus de 80 blessés, au premier jour d'un putsch condamné en Occident, qui a coûté à ce pays pauvre d'Afrique de l'Est une aide américaine cruciale et pourrait lui causer la perte du soutien financier européen.

Après la proclamation de la "désobéissance civile", les manifestants veulent, disent-ils, "sauver" la révolution qui a renversé en 2019 le régime d'Omar el-Béchir, tombé sous la pression de la rue et de l'armée.

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