Immigration - Trump propose de construire un mur dans le Sahara, l'Espagne s'y oppose

Freiner l’immigration des Africains vers l’Europe ? Le président américain Donald Trump a sa petite idée. Faire construire un mur dans le désert du Sahara afin de freiner les arrivées.

Selon le chef de la diplomatie espagnole, Josep Borrell, Donald Trump aurait tenu ces propos lors d’une rencontre le 19 juin, en présence de la famille royale espagnole, aux Etats-Unis.

L’Espagne subit une forte pression migratoire en raison de ses micro-territoires de Ceuta et Melilla, enclavés dans le nord du Maroc – seules frontières terrestres entre l’Afrique et l’Europe. Malgré tout, l’Espagne ne compte pas s’aligner sur la proposition du président américain.

“Fermer les ports n’est pas une solution et construire un mur le long du Sahara, comme me le suggérait récemment le président Trump, n’est pas non plus une solution”, a déclaré Josep Borrell lors d’un déjeuner public organisé mardi à Madrid.

L’ancien président du Parlement européen a poursuivi en assurant que le président américain lui avait lancé : “faites un mur le long du Sahara”.

Un investissement de plus d’une dizaine de milliards d’euros

“Mais savez-vous à quel point le Sahara est grand ?”, a ajouté le ministre espagnol, en forme de réponse à M. Trump, sans préciser à quel moment ni dans quel cadre le président américain avait lancé cette phrase.

Le locataire de la Maison-Blanche aurait alors estimé que la frontière mexicaine le long de laquelle il veut construire un mur pour empêcher l’entrée de clandestins aux Etats-Unis, est bien plus grande que le Sahara.

Sauf que le Sahara, cette immensité désertique qui occupe presque tout le nord de l’Afrique mesure environ 4.800 km d’est en ouest, contre 3.200 kilomètres pour la frontière mexicaine. Et même si le Maroc était tenté par la proposition de Trump, se poserait alors le problème financier.

Pour son “mur mexicain”, le président américain devrait dépenser pas moins de 17 milliards d’euros, selon les estimations. A peine sortie de la crise économique, ce n’est pas forcément l’investissement que voudrait injecter l’Espagne dans un mur.
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