Kenya : conférence sur les avancées technologiques spatiales et la lutte contre le braconnage

La criminalité environnementale et le braconnage ont atteint aujourd’hui des niveaux records dans le monde. Elle est estimée à 258 milliards de dollars, selon le rapport 2016 du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUD) et INTERPOL, qui fait état d’une augmentation des crimes contre l’environnement de 26 %, en comparaison aux estimations précédentes.

La criminalité environnementale surpasse désormais, et de loin, le trafic illégal d’armes légères qui est pourtant évalué à 3 milliards de dollars. Il s’agit de la quatrième activité criminelle la plus combattue au monde après le trafic de drogues, la contrefaçon, et la traite des êtres humains, indique le rapport des deux organisations, publié 4 juin 2016.

Ce qui aura emmené les experts en technologie et les défenseurs de l’environnement, à se réunir dès le 27 juin à Nairobi au Kenya, dans le cadre d’une conférence sur la technologie spatiale et le braconnage. Ces derniers ont présenté les récents progrès en matière de radars et de satellites pouvant traverser les nuages, permettant ainsi de détecter les braconniers.

‘‘Pour les pays comme le Kenya, ça a réellement un impact sur le tourisme parce qu’il n’est pas possible qu’un éléphant vive sans ses défenses. Alors forcément, nous parlons de l’ivoire, nous parlons des oiseaux, donc les gouvernements ont choisi de prendre des mesures à la fois à l‘échelle nationale, mais aussi à l‘échelle internationale.’‘, précise le rapport.

Un projet déjà approuvé par plusieurs institutions et organisations qui militent en faveur de l’avancée technologique dans le cadre de la lutte pour la préservation de l’environnement et face aux changements climatiques.

‘‘Les progrès à ce jour sont tout à fait étonnants. Nous avons pris des engagements à long terme pour des actions concrètes, comme surveiller individuellement les animaux, savoir où ils sont, grâce à une alerte, être en mesure de les suivre dans des lieux où se déroulent des actes illégaux sur les marchés dans les zones forestières et le marché noir par exemple”, poursuivi le document.

Les éléphants sont les principales victimes du braconnage. Plus d’un quart de la population mondiale d‘éléphants a été abattue au cours de la dernière décennie. Une situation qui, aux yeux des organismes de défense de l’environnement et des animaux, appelle à une attention particulière sur cette espèce en voie de disparition.

Le rapport recommande, par conséquent, la prise de dispositions, de législations et de sanctions fortes aux niveaux national et international, ainsi que des mesures visant à interrompre les paradis fiscaux. Il préconise également une augmentation du soutien financier proportionnellement à la menace grave que constitue la criminalité environnementale au développement durable.
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