Kenya : le rhinocéros blanc du nord en voie d'extinction

Le rhinocéros blanc du nord disparaitra bientôt de la terre. Il n’en reste que trois au monde. “Soudan” est le seul mâle en vie.

Il vit sous bonne garde dans la réserve d’Ol Pejeta à Nanyuki, une localité située à 195 kilomètres de Nairobi. Ici, le pachyderme est aux petits soins de l‘équipe des conservateurs qui se battent pour éviter l’extinction de cette espèce.

“C’est le dernier mâle Rhinocéros blanc du Nord qui reste sur la planète. Il y a deux autres femelles, donc il reste trois Rhinocéros blancs du Nord en tout sur Terre. Ils ont tous passé l’âge de la reproduction, donc ce que vous voyez vraiment ici, c’est l’extinction d’une espèce”, a expliqué Richard Vigne, PDG de la réserve de Ol Pejeta.

Selon un rapport des Nations-Unies et d’ Interpol publié en 2014, environ 1300 rhinocéros ont été illégalement abattus l’année dernière, uniquement en Afrique. Ces abattages alimentent principalement le marché asiatique.

Une estimation montre que 20.000 à 25.000 éléphants sont abattus en Afrique chaque année. Pour enrayer cette dynamique néfaste, le président kényan Uhuru Kenyatta présidera vendredi un sommet réunissant près de Nanyuki (centre) plusieurs chefs d’État africains et de nombreux protecteurs des animaux.

Samedi, le pays hôte joindra les actes à la parole en brûlant dans le parc national de Nairobi 105 tonnes d’ivoire, la plus grande quantité jamais détruite en une seule fois, représentant 5 % du stock mondial actuel d’ivoire. Près d’une tonne et demi de corne de rhinocéros sera également incinérée.

“Nous sommes fiers de l’avoir fait, non seulement pour la faune sauvage et la préservation de l’environnement, mais aussi pour notre économie. Sans protection de la faune sauvage, il n’y a pas de tourisme. Et le tourisme, c’est ce qui permet de soutenir la protection des animaux dans ce pays”, a déclaré Najib Balala, ministre du tourisme kényan.

Pour arrêter le braconnage ou le commerce illégal de l’ivoire, le Kenya a prévu des sanctions très lourdes contre ceux qui se feront prendre la main dans le sac.
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