Burundi : des contes pour promouvoir la lecture et découvrir les traditions

Aïta Chancella Kanyange écrit des contes destinés aux enfants de 2 à 10 ans.   -  
Copyright © africanews
Francine Sinarinzi/Africanews

Aïta Chancella Kanyange est une écrivaine burundaise qui valorise les traditions de son pays dans son travail.

À 33 ans, elle écrit des contes destinés aux enfants de 2 à 10 ans et a déjà publié deux volumes de son recueil Harabaye : Il était une fois. Écrites en kirundi, en français et en anglais, ses histoires s’inspirent de la culture burundaise. 

L’autrice a pensé ces livres comme des outils pédagogiques mais aussi comme des moyens de transmettre des valeurs et de favoriser de bonnes habitudes de lectures.  

Elle tire son inspiration de sa propre expérience de mère de deux jeunes enfants. "Quand j'ai eu mon premier fils, comme j’aime la lecture depuis longtemps, j’aime l’écriture, j’ai essayé de l'initier à la lecture," raconte-t-elle.

"En essayant de trouver des livres adéquats, je me suis rendu compte que les seuls livres que je trouvais étaient venus de l'étranger et racontaient une vie qui ne ressemblait pas à la vie des enfants d’ici au Burundi et j’ai eu l’idée d’écrire pour les enfants burundais."

Au-delà des mots, les livres d'Aïta Chancella Kanyange se distinguent par leurs illustrations aux couleurs vives qui captivent les enfants. 

"Les enfants apprennent plus par le visuel, donc ces images leur parlent plus que les mots," explique l'écrivaine. "Un enfant qui n'est pas capable encore de lire pourra apprendre, pourra lire via les images."

Aïta Chancella Kanyange espère que ses livres permettront aux enfants burundais d’apprendre la culture de leur pays dès le plus jeune âge. 

L’autrice conseille aux parents de ne pas laisser leurs enfants devant la télévision et rappelle que l’éducation est avant tout leur responsabilité. Son travail séduit déjà certaines familles. 

Evelyne Nkunzimana accompagne ses enfants à des sessions de lecture. "Nos enfants sont exposés aux écrans," souligne-t-elle. Dans Harabaye, à part les mots, "il y a les images aussi qui parlent. Et aux enfants, les images parlent bien." 

À découvrir également

Voir sur Africanews
>