Côte d’Ivoire : la Tabaski fait grimper le prix des moutons

Des chèvres sont transportées pour être vendues au marché de Port-Bouet à Abidjan le 24 juin 2023   -  
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C’était la ruée vers les moutons à Abidjan, en Côte d’Ivoire alors que les musulmans de la planète célèbrent la fête de la tabaski ce mercredi. Cette année dans ce pays, l’animal vedette de Aïd Al Adha vaut de l’or. Son prix est passé du simple au double.

Il n’est donc pas ù la portée de toutes les bourses. Au centre de la hausse, la situation au Mali et au Burkina Faso principale source d’approvisionnement de la Cote d’Ivoire.

La pilule est amère pour les musulmans qui représentent 42 % de la population ivoirienne.

"Je ne comprends pas. On nous a dit qu'à cause des problèmes au Mali et au Burkina Faso, c'est ce qui fait que les chèvres sont très chères. Donc ce n'est pas facile. L'année dernière, c'était un peu mieux que cette année.’’, raconte brahim Doukoure, habitant d'Abidjan.

Les commerçants disent ne pas jouer à la spéculation. Et mettent en avant la hausse du prix d’achat.

"Nous avions l'habitude d'importer nos moutons du Mali, du Burkina Faso et du Niger . La Côte d'Ivoire seule ne peut satisfaire sa demande. Cette année, nous n'avons pas pu nous approvisionner au  Mali, au Burkina Faso et au Niger, (en raison de la situation politique). C'est pourquoi les moutons se vendent donc à 150 000 francs CFA (250 dollars américains), 160 000 francs CFA (267 dollars américains). Certains se vendent à 200 000 francs CFA (322 USD). Il y en a même qui se vendent à 800 000 francs CFA (1334 dollars américains) et à 2 000 000 francs CFA (3335 dollars américains)", explique Assane Diallo, vendeur de moutons.

La hausse du prix des moutons est enregistré dans plusieurs pays africains. Au Sénégal par exemple, le prix moyen de cet animal est passé de 120 à 250 euros en l’espace de 10 ans.

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