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Ouganda : Kizza Besigye de nouveau inculpé d'incitation à la violence

L'opposant ougandais et ancien candidat à la présidentielle Kizza Besigye   -  
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Ouganda

L'opposant ougandais et ancien candidat à la présidentielle Kizza Besigye a été écroué et inculpé d'incitation à la violence pour la seconde fois en un mois, a annoncé jeudi son avocat.

Critique historique du président Yoweri Museveni, Kizza Besigye, 66 ans, a récemment conduit plusieurs protestations contre la hausse du coût de la vie frappant l'Ouganda, comme l'ensemble du continent africain, en conséquence de la guerre en Ukraine.

Kizza Besigye, quatre fois candidat à la présidentielle, a été arrêté mardi une nouvelle fois pour incitation à la violence, une semaine après sa remise en liberté, a indiqué son avocat, Elias Lukwago.

"Le Dr Besigye et son collègue Samuel Lubega Makaku ont comparu hier soir (mercredi) pour répondre des accusations d'incitation à la violence et ont été écroués", a expliqué l'avocat. Samuel Lubega Makaku est également un ancien candidat à la présidentielle en Ouganda.

"C'est une parodie de justice. Ils ont été présentés dans la soirée et le magistrat savait qu'il n'était pas possible de présenter une demande de libération sous caution", a ajouté l'avocat.

Arrêté le mois dernier pour le même motif, Kizza Besigye a été libéré sous caution la semaine dernière et devait comparaitre jeudi devant la cour dans cette première affaire.

Le président ougandais Yoweri Museveni a pour l'instant refusé de répondre aux demandes de l'opposition visant notamment à soulager la pression fiscale exercée sur les 45 millions d'Ougandais.

La semaine dernière, le leader de l'opposition ougandaise Bobi Wine a dénoncé l'achat par le gouvernement de limousines pour la présidente du parlement et son adjoint et reproché au président de ne pas "donner la priorité aux souffrances des Ougandais".

Kizza Besigye avait jugé "scandaleux" l'achat de ces deux limousines pour 2,4 milliards de shillings, environ 600 000 euros.

Dans son discours à la Nation annuel la semaine dernière, le président Museveni avait affirmé que "baisser les taxes, notamment sur les importations, serait suicidaire, car cela inciterait le peuple à acheter de manière inconsidérée et épuiserait nos réserves de change".

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