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Crise libyenne : la Russie joue sa partition

Crise libyenne : la Russie joue sa partition

Libye

Si les élections sont censées mettre fin à sept ans d’instabilité en Libye, la Russie estime qu’il faut composer avec Saïf al-Islam Kadhafi. Pour Moscou, le fils le plus en vue de l’ancien dirigeant libyen devrait jouer un rôle déterminant.

Au moins trois personnes dont un diplomate ont péri dans une attaque « terroriste » menée par trois assaillants contre le ministère des Affaires étrangères ce mardi à Tripoli.

Une attaque terroriste symptomatique de la réalité sécuritaire en Libye depuis la chute et la mort de Mouammar Kadhafi en 2011.

Pour les puissances occidentales et les Nations unies, seuls les élections et le dialogue devraient stopper ce chaos. Mis au ban de la politique libyenne, Saïf al-Islam Kadhafi tient pourtant à apporter sa contribution à la résolution de la crise politique libyenne.

Selon l’agence de presse russe Ria Novosti, un représentant de Saif aurait adressé en début décembre une lettre à la Russie dans laquelle il exposait ses propositions pour l’avenir politique de la Libye.

Haftar pour la Russie, el-Sarraj pour les Occidentaux

Si ces propositions ne sont pas encore révélées, Moscou estime déjà que le fils de Mouammar Kadhafi devrait être un interlocuteur non moins important dans la crise libyenne.

« Nous soutenons tout le monde. Nous pensons que personne ne devrait être isolé ou exclu d’un rôle politique constructif » , a déclaré Mikhaïl Bogdanov, vice-ministre russe des Affaires étrangères cité par Ria Novosti.

Et pour cause : « Saif al-Islam a le soutien de tribus spécifiques dans des zones spécifiques de la Libye et tout cela devrait faire partie de la stratégie globale qui devrait se mener avec la participation d’autres forces politiques ».

En outre, selon Reuters, la Russie entretient des relations étroites avec le commandant libyen Khalifa Haftar, qui domine l’est de la Libye et s’est rendu à Moscou où il s’est entretenu avec de hauts responsables.

Dans cette instabilité libyenne, les rôles se précisent désormais de manière ostensible. Si l’Occident soutient Fayez el-Sarraj, chef du gouvernement reconnu par la communauté internationale, la Russie joue sa partition dans cette musique chaotique libyenne en soutenant l’homme fort de l’est et le fils de l’ancien dictateur.

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