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Journée mondiale du blog : protéger les blogueurs, une affaire d'État

Journée mondiale du blog : protéger les blogueurs, une affaire d'État

Internet

Partout, dans le monde, des blogueurs subissent des pressions de toutes sortes destinées à les réduire au silence. Et pourtant, leur rôle est assez déterminant pour l’avenir de l’humanité.

La planète célèbre, ce 31 août, la Journée mondiale du blog. Une initiative destinée à promouvoir cette nouvelle forme de communication qui a commença en 1993 lorsque le Britannique Tim Berners Lee créa le premier site internet de l’histoire. Il devint le premier blogueur de l’histoire.

Et aujourd’hui, le nombre de blogueurs se chiffre en millions à travers la planète. Tant chacun de nous a une opinion, une information, un projet ou un témoignage à partager sur la toile.

Malheureusement, être blogueur ne saurait être un long fleuve tranquille dans certaines sociétés qui donnent l’impression d‘être hostiles au dynamisme et à la diversité culturelle. Il arrive qu’on enregistre des cas d’assassinats de blogueurs. Le cas de Kenichiro Okamoto, ce blogueur japonais qui a été tué en juin dernier par un internaute « avec lequel il s‘était disputé en ligne, après avoir donné une conférence sur les querelles sur internet et la façon de les gérer », selon le site 24heures.ch.

D’autres blogueurs ont parfois des démêlés avec les institutions de leurs pays. Comme en Tanzanie où le président a institué en avril dernier des frais annuels de 930 dollars à l’encontre de tout citoyen désireux d’ouvrir un blog.

>>> LIRE AUSSI : En Tanzanie, il faut désormais payer 930 dollars à l’Etat pour être blogueur

Dans une planète où tout le monde ou presque jure par la mondialisation, des observateurs plaident pour la protection des blogueurs comme des journalistes. « Exiger 930 dollars à un blogueur est une volonté manifeste de tuer le pluralisme et l’indépendance des médias en Tanzanie », avait par exemple dénoncé le Comité de protection des journalistes (CPJ).

>>> LIRE AUSSI : Tanzanie : le président Magufuli appelé à reconsidérer la mesure à l’encontre des blogueurs