Nigéria
Sept policiers ont été tués lundi 2 juillet dernier à Galadimawa, une banlieue d’Abuja. La police promet de rattraper les auteurs. Mais pas si facile.
« L’enquête sur le meurtre des sept policiers par des bandits armés a commencé », a déclaré ce mardi au cours d’une conférence de presse ce mardi 3 juillet Jimoh Moshood, porte-parole de la police.
La police nigériane est en deuil depuis le 2 juillet dernier. Alors qu’ils étaient en mission d’interpellation dans Galadimawa, une banlieue d’Abuja, des policiers sont tombés dans un guet-hapens tendu par des bandits. Le bilan fait état jusqu’ici de sept agents tués ce jour-là.
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Et jusqu’ici, les assassins sont en cavale. La police, quant à elle, multiplie des patrouilles afin de retrouver les meurtriers. Mais, rien ne dit pour l’instant qu’ils seront vite rattrapés, car bien de meurtres n’ont jusqu’ici jamais été élucidés. Au grand dam des habitants de Galadimawa qui plaident pour l’augmentation des effectifs policiers dans cette zone où les à main armée et les assassinats sont monnaie courante.
D’autres formes de violences
Il y a aussi des attaques et attentats suicides de Boko Haram au nord du pays. Depuis 2009, le conflit provoqué par la secte islamiste a conduit au déplacement de 2,4 millions de personnes dans le nord du Nigeria ainsi qu’au Cameroun, au Tchad et au Niger, selon le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) de l’ONU. Fin janvier 2018, le HCR a lancé un appel de fonds de 157 millions de dollars (127 millions d’euros) pour venir en aide aux réfugiés déracinés par les violences de Boko Haram dans la région du lac Tchad.
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Sans oublier les violences intercommunautaires entre éleveurs musulmans et agriculteurs chrétiens dans les États du centre. Selon l’agence locale pour la gestion des urgences (SEMA), ces violences intercommunautaires ont fait plus de 175.000 déplacés dans l’Etat de Benue depuis le début de l’année, dont 80.000 enfants, qui vivent pour la plupart dans des camps. Selon un rapport de septembre 2017 de l’International Crisis Group, plus de 2 500 personnes ont ainsi été tuées au Nigeria en 2016.
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