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Cameroun : l'opposant Kamto fustige le nouveau projet de révision constitutionnelle

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Cameroun

Au Cameroun, l'opposant Maurice Kamto dénonce un coup d'état constitutionnel, parlant du projet de révision constitutionnelle introduit cette semaine par le parti au pouvoir. Le texte prévoit la création d’un poste de Vice-président nommé par le Chef de l’État.

« Et voici qu’avec la complicité de ces divers soutiens, il fait passer la transmission du pouvoir de gré à gré du plan administratif au plan politique et institutionnel. D’aucuns parlent de coup d’Etat constitutionnel et ils n’ont pas tort. Car ce qui est en cours est bien une prise de pouvoir anticonstitutionnelle, condamnée par les instruments juridiques de l’Union africaine, dont on a hâte d’entendre la réaction. Ce d’autant plus que l’article 64 de la Constitution en vigueur dispose qu’« aucune révision constitutionnelle ne peut être retenue si elle porte atteinte aux principes démocratiques. » A travers, la transmission du pouvoir de gré à gré, le Président en fonction installe une monarchie républicaine d’assise constitutionnelle, à la dynastie héréditaire ou népotiste », déclare Maurice Kamto, président du MRC.

Dans sa prise de parole du vendredi, le Président national du MRC a promis une pétition pour une expression populaire.

« Nous devons empêcher le malheur politique qui frappe notre pays de prospérer. Nous devons tous ensemble, exprimer clairement, haut et fort, notre rejet du coup d’Etat constitutionnel et institutionnel en cours. À ce sujet, nous allons lancer une campagne de pétition en ligne afin que les Camerounais, sans considération de bord politique, puissent s’exprimer. Le Peuple, souverain doit rester confiant et fort, et décider en définitive qui est le vrai président de la République du Cameroun, qui sont les vrais députés de la nation, les vrais conseillers municipaux et maires de nos villes, les vrais conseillers régionaux, investis de sa confiance et donc de sa légitimité ».

Ces déclarations engagent un nouveau bras de fer entre opposition et pouvoir au Cameroun alors que le président Paul Biya 93 ans vient d'être investi d'un huitième mandat.

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