L’Égypte et les États-Unis ont signé un accord-cadre de coopération destiné à renforcer leurs relations économiques et à promouvoir des objectifs stratégiques communs, avec une contribution américaine pouvant atteindre 625 millions de dollars sur une période de cinq ans.
L’Égypte et les États-Unis scellent un nouvel accord de coopération économique
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, ainsi que des ministres des Finances, de l’Approvisionnement et du Commerce intérieur, et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
L’accord a été signé au nom de l’Égypte par Samar Al Ahdal, vice-ministre des Affaires étrangères chargée de la Coopération internationale, et par Robert Silverman, chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis, pour la partie américaine.
À cette occasion, Samar Al Ahdal a précisé que la contribution américaine pourrait atteindre 625 millions de dollars sur cinq ans. De son côté, Robert Silverman a présenté cet engagement comme le premier d’une série d’accords que Washington souhaite renouveler chaque année. Une première enveloppe de 125 millions de dollars de subventions est prévue dans le cadre de cette phase initiale.
Selon le diplomate américain, ce partenariat doit accompagner la modernisation de l’économie égyptienne, notamment dans les secteurs de haute technologie, tout en favorisant l’émergence de nouvelles opportunités d’investissement pour les entreprises privées américaines en Égypte.
L'eau, l'énergie et l'intelligence artificielle parmi les secteurs prioritaires
Selon Nader Zaki, porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, cet accord vise à produire des résultats économiques concrets grâce au transfert de compétences, à l'innovation institutionnelle et à l'introduction de technologies américaines dans plusieurs secteurs stratégiques.
Les domaines concernés comprennent notamment l'amélioration des systèmes d'approvisionnement en eau, le développement des infrastructures énergétiques et la modernisation des services publics. Le partenariat prévoit également de soutenir les secteurs de l'éducation et de la santé, ainsi que l'amélioration de la gouvernance.
Une attention particulière sera accordée à la formation de compétences locales, au développement du capital humain et à la création d'emplois pour les travailleurs égyptiens.
Parmi les priorités identifiées figurent la gestion durable des ressources en eau, l'intelligence artificielle, les nouvelles technologies énergétiques et la sécurité alimentaire. Dans le domaine agricole, les deux pays entendent notamment promouvoir des méthodes de production fondées sur la recherche scientifique et l'innovation technologique.
Une aide économique à distinguer du soutien militaire américain
Cette nouvelle enveloppe s'inscrit dans la continuité de la coopération économique entre Washington et Le Caire. L'ambassade américaine avait précédemment estimé à environ 125 millions de dollars par an l'aide économique accordée à l'Égypte, notamment à travers des programmes et des projets gérés par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).
Sur cinq ans, les 625 millions de dollars annoncés correspondent ainsi à ce niveau annuel de financement.
Cet engagement économique doit toutefois être distingué de l'aide militaire américaine à l'Égypte, qui constitue un dispositif séparé. Depuis 1979, Le Caire reçoit environ 1,3 milliard de dollars par an de Washington au titre de l'assistance militaire.
À travers cet accord-cadre, les deux pays entendent donc consolider leur coopération au-delà du volet sécuritaire, en mettant davantage l'accent sur les investissements, les transferts de technologies, la modernisation des infrastructures et le développement économique. L'enjeu sera désormais de traduire ces engagements financiers en projets concrets susceptibles de soutenir la croissance et de renforcer les capacités productives de l'économie égyptienne.