Afrique du Sud : la justice refuse la liberté sous caution à l’ancien chef adjoint de la police

Shadrack Sibiya, ancien commissaire adjoint de la police nationale sud-africaine, à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 29 septembre 2026.   -  
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Un tribunal sud-africain a refusé, mardi, la remise en liberté sous caution de Shadrack Sibiya, ancien chef adjoint de la police, poursuivi pour plusieurs infractions à caractère sexuel.

La juridiction de Randburg a justifié sa décision par l’absence de circonstances exceptionnelles permettant la remise en liberté de l’ancien responsable. Elle a également retenu les arguments du parquet, qui estime que sa libération pourrait mettre les témoins en danger.

L’ancien haut responsable est notamment accusé du viol d’une jeune femme de 18 ans, de traite des êtres humains et de manipulation à des fins sexuelles d’une mineure. Arrêté en septembre, il a démissionné de la police au début du mois. Son départ a été qualifié de révocation disciplinaire infamante par les autorités policières.

Des soupçons de corruption en toile de fond

L’affaire intervient alors que Shadrack Sibiya est également mis en cause dans le cadre d’une commission d’enquête judiciaire consacrée à des allégations de corruption au sein de la police sud-africaine et aux liens présumés de certains de ses membres avec des réseaux criminels.

Présidée par le juge à la retraite Mbuyiseni Madlanga, cette commission a entendu des accusations faisant état de relations étroites entre l’ancien responsable et des individus soupçonnés d’appartenir à ces réseaux, ainsi que de la réception présumée d’importantes sommes d’argent et de cadeaux.

Le parquet, représenté par l’Autorité nationale des poursuites (NPA), a salué la décision judiciaire. Son porte-parole, Kaizer Kganyago, a déclaré que les procureurs avaient présenté les éléments nécessaires pour s’opposer à la remise en liberté sous caution et obtenu gain de cause.

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