Au moins 26 enfants ont péri le 10 septembre dans un incendie suivi d’une bousculade dans une école de Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Les victimes ont été inhumées lundi au cimetière de Ruzizi, alors que les circonstances du drame restent encore floues.
RDC : À Bukavu, les victimes de l’incendie meurtrier inhumées dans la douleur
Les cercueils ont été conduits lundi au cimetière de Ruzizi, à Bukavu, pour les funérailles des victimes de l’incendie et de la bousculade survenus le 10 septembre dans une école de la ville. Des proches des victimes, des membres du groupe armé M23, ainsi que des agents de la Croix-Rouge ont pris part à la cérémonie.
Selon l’UNICEF, au moins 26 enfants ont perdu la vie dans le sinistre et la panique qui a suivi. Parmi eux figurait Célestine, l’aînée d’une fratrie de trois enfants. La fillette, déjà orpheline de père, laisse derrière elle une famille endeuillée. « Célestine était orpheline car son père était décédé il y a longtemps. Elle était l’aînée de la famille. Et maintenant, elle n’est plus là non plus », a témoigné Vinciane Inshobole, une proche.
Les circonstances précises du départ de feu et de la bousculade demeurent inconnues. À Bukavu et dans les quartiers touchés, l’émotion se mêle désormais aux inquiétudes sur la sécurité des habitations et l’aménagement urbain.
À Kasha, Noella Bashonga décrit une population épuisée par les difficultés et redoute de nouvelles catastrophes en cas de fortes pluies. « Si la pluie continue et fait s’effondrer les maisons, vers qui allons-nous nous tourner ? », s’interroge cette habitante, appelant à ne pas oublier les populations confrontées aux conséquences du drame.
À Bukavu, David Rukabo estime pour sa part que les autorités et les habitants doivent tirer les leçons de l’événement. Il appelle à mieux encadrer les constructions et à préserver des voies suffisamment larges pour permettre aux véhicules de secours d’accéder rapidement aux zones sinistrées. Une exigence particulièrement cruciale dans une ville où l’accès aux lieux d’intervention peut conditionner l’efficacité des secours.
Alors que les familles enterrent leurs enfants, les interrogations demeurent donc nombreuses sur les circonstances du drame et sur les mesures à prendre pour prévenir de nouvelles tragédies.