L'Afrique du Sud veut devenir le principal hub numérique du continent africain. Il accueille déjà, selon le président Cyril Ramaphosa, près de 70 % des capacités de data centers d’Afrique.
Afrique du Sud : énergivores, les datas centers inquiètent les ONG
Amazon, Microsoft ou encore Equinix y développent leurs infrastructures.
Mais face à cette croissance, des organisations de la société civile demandent un moratoire sur la construction de nouveaux centres de données.
L’utilisation de ressources déjà limitées, notamment l’eau, l’électricité et les terres inquiète les ONG.
La Commission sud-africaine des droits de l’homme dit avoir reçu plus de 250 contributions depuis le lancement, en mai, d’une consultation sur le sujet.
À Cape Town, l’un des projets qui fait débat est celui d’un vaste centre de données d’Equinix. Une installation qui pourrait nécessiter jusqu’à 160 mégawatts d’électricité.
De quoi raviver les inquiétudes dans une ville qui avait frôlé la pénurie d’eau en 2018, lors de la menace du « Day Zero ».
Les défenseurs du secteur rejettent toutefois l’idée d’un risque majeur pour les ressources du pays. Ils soulignent notamment le surplus actuel d’électricité et le recours croissant aux énergies renouvelables.
Les acteurs du numérique assurent également que les nouvelles technologies permettent de réduire fortement la consommation d’eau.
Pour certains experts, il ne s’agit donc pas de fermer la porte aux investissements étrangers, mais d’imposer des règles plus claires.
Obtenir davantage de transparence sur les besoins réels en eau, en énergie et en foncier de ces infrastructures, alors que l’essor de l’intelligence artificielle promet de renforcer encore la demande mondiale en capacités de calcul.