Zambie : forte affluence pour la présidentielle, Hichilema a voté à Lusaka

Le président zambien Hakainde Hichilema vote à Lusaka, en Zambie, ce jeudi 13 août 2026.   -  
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À Lusaka, certains électeurs ont commencé à faire la queue plusieurs heures avant l’ouverture des bureaux, prévue à 6 heures. Des files importantes ont été observées dès les premières heures de la matinée, dans une capitale restée par ailleurs particulièrement calme. Une présence policière renforcée avait été déployée autour des centres de vote.

Au total, 8 786 300 électeurs étaient inscrits dans 13 529 bureaux de vote, selon les données électorales disponibles. Près de la moitié des inscrits ont entre 18 et 35 ans. Le scrutin permettait également de renouveler l’Assemblée nationale et les instances locales.

Quelques difficultés ont néanmoins été signalées au cours de la journée. Des électeurs ont fait état de retards dans certains bureaux, tandis que des observateurs ont relevé des problèmes d’orientation, de gestion des files ou de listes électorales. Dans la province du Nord, le principal candidat de l’opposition, Brian Mundubile, a notamment affirmé que certains bureaux avaient ouvert tardivement. Ces difficultés n’ont pas, à ce stade, donné lieu à des incidents majeurs.

Le président sortant Hakainde Hichilema, au pouvoir depuis 2021, a voté à Lusaka en début d’après-midi. Candidat à un second mandat face à treize adversaires, il a défendu les réformes économiques engagées depuis son arrivée au pouvoir, tout en reconnaissant que « beaucoup reste à faire ». Son principal adversaire, Brian Mundubile, s’est également rendu aux urnes dans la capitale.

Le coût de la vie demeure au cœur des préoccupations. Malgré la restructuration de la dette et une reprise économique avec une croissance attendue de 4,3 % cette année, une partie importante de la population continue de faire face à la pauvreté et à des difficultés économiques. Hichilema est néanmoins considéré comme le favori du scrutin, notamment en raison de l’avantage lié à sa fonction et de la dispersion de l’opposition.

À 18 heures, les bureaux ont fermé et les opérations de dépouillement ont débuté. Les résultats seront désormais transmis et officialisés par les autorités électorales. Pour être élu dès le premier tour, un candidat doit obtenir plus de 50 % des suffrages ; à défaut, les deux candidats arrivés en tête s’affronteront lors d’un second tour.

La Commission électorale doit annoncer les résultats nationaux lundi. D’ici là, l’attention porte sur le déroulement du dépouillement et la transmission des procès-verbaux, après une journée de vote marquée par une participation importante et un calme globalement préservé.

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