Plus de 8 millions d’électeurs sont attendus aux urnes jeudi en Zambie pour le double scrutin législatif et présidentiel. Le président sortant, Hakainde Hichilema, est candidat à sa propre succession. Il affrontera 13 autres candidats, dont l’ancien ministre Brian Mundubile, porte-étendard de l’opposition.
Zambie : les attentes de la population à l'approche des élections générales
À quelques jours du scrutin, des Zambiens appellent à la tenue d’un vote pacifique et apaisé, alors que la campagne s’est déroulée dans un climat tendu, avec des allégations d'intimidation.
''Ce que j’attends, c’est que l’on vote dans le calme, sans violences'', explique Ceshas Tembo, chauffeur de bus.
Donald Mwale, chômeur résidant à Lusaka, partage cette même préoccupation ''Nous nous attendons à ce que n’importe qui l’emporte. Nous ne savons pas si ce sera Mundubile [Brian] ou Hakainde qui l’emportera ; nous voulons simplement des élections pacifiques. Celui qui l’emportera sera notre président, c’est tout''.
Le prochain président devra faire face aux attentes des populations. La Zambie fait face à une inflation persistante et au chômage. Plus de 70 % de la population vit avec moins de trois dollars par jour, selon les données de la Banque mondiale, alors que la Zambie est le deuxième producteur sur le continent.
''Nous attendons à nouveau, nous les jeunes, que davantage d’emplois soient créés pour la jeunesse, et que les défis auxquels nous sommes confrontés – comme la crise financière que nous connaissons ici en Zambie, le manque d’emplois – soient relevés ; c’est ce que nous attendons du prochain président.'', raconte Donald Mwale, chômeur résidant à Lusaka.
Pour Semi Malama, étudiant en médecine en revanche, les données macroéconomiques sont au vert. ''Quand on regarde les chiffres, bien sûr, l'économie semble se porter bien, mais nous n'en ressentons pas encore les effets. Je peux toutefois affirmer que le changement prend du temps, et je pense qu'il doit d'abord se manifester sur le papier avant de se répercuter sur chacun d'entre nous''.
Le président sortant a restructuré la dette du pays, rétabli un programme du Fonds monétaire international et relancé la croissance économique.
Les résultats de l'élection présidentielle sont attendus le 17 août, selon le calendrier de la commission électorale.