Un calme fragile règne dans la bande de Gaza sur fond de promesses de trêve. Mais leurs violations récurrentes poussent les Palestiniens à entretenir le doute concernant le retour de la paix dans l’enclave.
Gaza : les populations sceptiques malgré le plan de paix de Trump
Même si l’annonce faite la semaine dernière par le président Donald Trump, selon laquelle le Hamas avait accepté de se désarmer, constituait une lueur d’espoir, ils craignent qu’Israël ne retire pas ses forces.
''Nous ne parvenons plus à prévoir quoi que ce soit avec certitude. Parce qu’ils annoncent une trêve, puis il y a des frappes et des martyrs. Il y a quelques jours, nous avons compté 12 martyrs en une seule journée. C’est pourquoi nous ne plaçons pas beaucoup d’espoirs dans cette trêve. Espérons que cette fois-ci, la trêve devienne officielle. Nous voulons une trêve officielle. Nous voulons que le Conseil de paix intervienne, et que des solutions soient trouvées pour les étudiants qui ne peuvent pas se déplacer, ainsi que pour les malades. Nous voulons des solutions qui sauvent des vies'', déclare Abdel Basit Abdel Hadi, déplacé de Beit Hanoun.
Les Palestiniens, à qui l’on a promis à maintes reprises des trêves pour finalement se retrouver pris dans de nouveaux tirs et frappes israéliens, refusent de jouer la carte de l’espoir, malgré le plan de paix du président américain.
''Concernant le désarmement : nous avons remis leurs otages à Israël, mais en vain. Le désarmement ne jouera pas non plus en notre faveur'', affirme Ahmad Al-Shareef, habitant de la ville de Gaza.
La plupart des 2 millions de Palestiniens de Gaza sont toujours déplacés ou vivent dans des camps de tentes, où les conditions de vie précaires et la surpopulation les exposent à des problèmes de santé et à des maladies.
''Ayez pitié de nos enfants. Ayez pitié de ceux qui vivent sur cette terre. Aucune religion, ni le christianisme, ni le judaïsme, ni l’islam, n’approuverait ce qui se passe à Gaza. Quant aux enfants, nous sommes morts, morts. Nous et nos enfants sommes morts. Nous avons contracté toutes sortes de maladies et de cancers'', déclare Soada Abu Abdu, femme déplacée.
Dimanche, les frappes israéliennes ont fait au moins 18 morts selon le ministère de la Santé de Gaza.