Zimbabwe : près de 2 000 personnes aux obsèques d'une mère et de ses deux filles, tuées en Angleterre

Cérémonie funéraire en hommage à la famille assassinée en Grande-Bretagne, Bulawayo, Zimbabwe, le 4 août 2026   -  
Copyright © africanews
Cleared

À Bulawayo, au Zimbabwe, près de 2 000 personnes ont assisté mardi aux obsèques de Nothabo Zandile Tshuma, 42 ans, et de ses deux filles, Natalie, 15 ans, et Nala, 5 ans. Les trois victimes ont été retrouvées mortes début juillet dans leur maison de Great Denham, près de Bedford, en Angleterre. Le mari et père de famille, arrêté en Afrique du Sud, est soupçonné de les avoir tuées et fait l'objet d'une procédure d'extradition vers le Royaume-Uni.

Dans une église comble de Bulawayo, deuxième ville du Zimbabwe et ville d'origine du couple, les trois cercueils blancs avaient été disposés au centre de la salle, chacun placé à côté d'un portrait souriant des victimes. Des dizaines de personnes ont entonné des chants funèbres au cours d'une cérémonie marquée par une profonde émotion.

Les dépouilles de Nothabo Tshuma et de ses deux filles étaient arrivées à Bulawayo lundi, après avoir été rapatriées depuis le Royaume-Uni. Une cérémonie du souvenir avait déjà été organisée le mois précédent à Bedford, près de Great Denham, où la famille vivait.

Selon les conclusions de l'enquête médico-légale, les trois victimes sont décédées des suites de blessures à la tête. Elles avaient été retrouvées mortes le 6 juillet dans leur domicile, une maison estimée à 1,3 million de livres sterling située dans un quartier résidentiel aisé de Bedford.

Une famille endeuillée

Au cours des obsèques, les proches ont évoqué avec émotion la personnalité de Nothabo Tshuma, décrite comme une mère aimante, profondément attachée à sa famille et déterminée à réussir. Installée depuis plusieurs années au Royaume-Uni après avoir quitté le Zimbabwe, elle était présentée par ses proches comme une femme ayant construit une carrière et une vie familiale dont les siens étaient particulièrement fiers.

Leon Khumalo, porte-parole et membre de la famille, l'a décrite comme « la fierté et la joie de la famille », affirmant qu'elle en était « le ciment » et qu'elle était aimée de nombreuses personnes. Il a également souligné l'ampleur du drame pour les proches, estimant que cette tragédie avait emporté « deux générations » d'une même famille.

Les hommages ont également été rendus à Natalie, décrite comme une adolescente intelligente, douce et prometteuse, qui aimait le sport. Sa petite sœur Nala, âgée de cinq ans, était quant à elle présentée comme une enfant pleine de joie et de rires communicatifs.

La famille de Nothabo a toutefois déploré la couverture médiatique du drame, jugée trop importante et insuffisamment respectueuse de la douleur des proches. La cérémonie a par ailleurs réuni des membres des deux familles, dans un contexte décrit comme parfois tendu. Un proche de la famille du suspect a déclaré qu'il s'agissait d'une période difficile pour les deux familles.

Un suspect détenu en Afrique du Sud

Ndodana Mkhanyisi Tshuma, 45 ans, mari de Nothabo et père de Natalie et Nala, a été arrêté le 10 juillet à Johannesburg, en Afrique du Sud. Ce ressortissant britannique d'origine zimbabwéenne est soupçonné du meurtre de son épouse et de ses deux filles. Il demeure détenu en Afrique du Sud et fait également l'objet de poursuites distinctes liées à une affaire d'arme à feu.

Les autorités britanniques cherchent désormais à obtenir son extradition afin qu'il puisse être jugé au Royaume-Uni pour les accusations de meurtre. À ce stade, il n'a pas encore plaidé coupable ou non coupable.

À découvrir également

Voir sur Africanews
>