En Afrique du Sud, la Haute Cour du Cap-Occidental a pris, vendredi, une ordonnance suspendant temporairement l’enquête sur la procédure de destitution de Cyril Ramaphosa par le Parlement.
Afrique du sud : un tribunal suspend la procédure de destitution de Ramaphosa
Une décision prise après une requête du président sud-africain. Ramaphosa bénéficie donc d’un répit au moins jusqu’en septembre, le temps pour la justice d’examiner un rapport d’experts datant de novembre 2022 qui le soupçonne d’avoir violé la Constitution, ce qu’il a toujours contesté.
Le président sud-africain est menacé de destitution dans le cadre de l’affaire Farmegate concernant le vol d’une importante somme d’argent en devises étrangères dans sa luxueuse ferme de Phala Phala, située dans la province du Limpopo, au nord du pays.
Le chef de l’État avait indiqué que les 580 000 dollars provenaient de la vente de 20 buffles. Mais ses détracteurs se demandaient pourquoi il gardait une telle somme en liquide dans sa propriété.
Cyril Ramaphosa a déclaré vendredi qu’il « réaffirmait son respect de l’indépendance judiciaire et de la séparation des pouvoirs inscrites dans notre Constitution ».