RDC : près de 50 films au 13e Festival international de Kinshasa

Des soldats burkinabés sont postés à l'entrée du 19e Festival panafricain du cinéma et de la télévision à Ouagadougou, au Burkina Faso, dimanche 27 février 2005.   -  
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CANDACE FEIT/AP

Né de la conviction que les Africains doivent pouvoir voir des films africains et raconter leurs propres histoires, le Festival international du film de Kinshasa a ouvert ses portes pour la 13e année consécutive dans la capitale congolaise.

Pour cette édition, une cinquantaine de longs, moyens et courts métrages, provenant d’une dizaine de pays, ont été sélectionnés et projetés pendant cinq jours.

« Cette 13e édition nous offre ce que les éditions précédentes nous ont offert : une rencontre entre cinéastes et cinéphiles. Elle nous propose des films venus du monde entier, ainsi que des ateliers, des master classes, des débats et des échanges, et surtout des moments uniques de partage. L’objectif principal du festival, depuis sa création, a toujours été de créer des moments de rencontre entre cinéastes et cinéphiles », déclare Tshoper Kabambi, directeur et fondateur du FICKIN.

Réalisé par Riphin Kalala, un jeune Congolais, « Simon et Amos » est un long métrage inspiré de l'histoire de Joseph dans la Bible, qui traite de l'esclavage, du pardon et du vivre-ensemble.

« J’éprouve le sentiment d’une mère : vous savez, quand une mère porte un enfant, puis que, neuf mois plus tard, cet enfant grandit et est admiré de tous ? C’est ce qui m’est arrivé en voyant à quel point le public était satisfait en regardant le film. Pour moi, c’est un sentiment de joie. C’est comme un enfant que nous avons mis au monde, qui a grandi et qui est apprécié de tous », confie Riphin Kalala, réalisateur du film « Simon et Amos ».

Précieuse Lumengo est une actrice originaire de Kinshasa ; cela fait déjà quelques années qu’elle participe aux différentes éditions du FICKIN. Pour elle, découvrir les œuvres des autres est une source de motivation.

« En sortant du FICKIN après de très belles projections – car les films sont d’excellente qualité –, en tant qu’artiste, cela me donne de la motivation et, surtout, beaucoup de courage. Voir les œuvres des autres me donne le courage et la motivation d’atteindre le sommet », déclare Précieuse Lumengo, actrice et comédienne.

Au-delà des projections, le FICKIN s’avère être un espace de rencontre, de réflexion et de formation grâce aux séances de partage d’expériences qu’il organise.

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