Burundi : un centre de réinsertion lutte contre la progression de la toxicomanie

Viateur Ciza, présente le Strong Bridge Center   -  
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À l’occasion de la Journée mondiale contre la drogue, célébrée le 26 juin, le Burundi est confronté à une hausse préoccupante de la consommation de stupéfiants. Dans ce contexte, un ancien toxicomane a fondé le centre STRONG BRIDGE CENTER, qui revendique déjà plusieurs centaines de prises en charge et mise sur la prévention dans les établissements scolaires.

Au Burundi, la consommation de drogues continue de gagner du terrain, en particulier au sein de la jeunesse. Pour répondre à cette situation, le centre STRONG BRIDGE CENTER, créé en 2021, multiplie les actions de prise en charge et de sensibilisation.

Selon son fondateur, Viateur Ciza, plus de 900 jeunes y ont déjà été accompagnés, tandis que des campagnes de sensibilisation sont menées dans les écoles afin d’éviter de nouvelles addictions.

Parmi les personnes réinsérées, Landry Buroze témoigne d’une reconstruction progressive après la dépendance. « Aujourd’hui j’ai de l’espoir, j’ai de la vision, je vois que demain, le futur sera meilleur, maintenant, je peux voir que moi aussi je peux avoir une famille, je peux faire mes projets », confie-t-il, illustrant le processus de réhabilitation engagé au centre.

À l’inverse, certains patients expriment encore des regrets profonds. C’est le cas de Ferdinand Mukeshimana, qui reconnaît les conséquences de son parcours : « J’ai des regrets parce que si je regarde ma génération, aujourd’hui ce sont des gens responsables, ils ont leur famille, ils ont avancé pas mal dans la vie mais moi au lieu d’avancer, j’ai perdu », dit-il.

Sur le plan sanitaire, le psychologue clinicien et thérapeute Alain Joseph Hatungimana alerte sur la gravité des effets des stupéfiants. « Sur la santé physique d’abord avec les maladies cardiovasculaires, les infections sexuellement transmissibles, les maladies respiratoires mais aussi la plus grande des conséquences : ils se retrouvent surtout dans des troubles mentaux surtout la dépression, l’anxiété et ils se retrouvent dans la schizophrénie et le trouble bipolaire », explique-t-il.

Une douzaine de substances sont consommées au Burundi, dont l’héroïne, la cocaïne, le chanvre et le « boost ».

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