BRICS : un milliard de dollars pour moderniser les villes sud-africaines

Des représentants gouvernementaux des pays du BRICS lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du BRICS à New Delhi, en Inde, le jeudi 14 mai 2026.   -  
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La Nouvelle Banque de développement, bras financier du groupe des BRICS, a approuvé un prêt pouvant atteindre un milliard de dollars en faveur de l’Afrique du Sud. Ce financement vise à moderniser les services urbains essentiels dans huit grandes municipalités abritant près de 40 % de la population du pays.

La New Development Bank a annoncé l’approbation par son conseil d’administration d’un prêt d’un milliard de dollars destiné à soutenir un vaste programme de modernisation des infrastructures municipales en Afrique du Sud.

L’opération cible huit métropoles stratégiques : Johannesburg, Le Cap, Tshwane, eThekwini, Ekurhuleni, Buffalo City, Mangaung et Nelson Mandela Bay, qui concentrent environ 22 millions d’habitants et constituent les principaux pôles économiques du pays.

Le programme doit financer la réhabilitation et l’extension de services urbains jugés critiques, notamment l’approvisionnement en eau potable, l’assainissement, la distribution d’électricité et la gestion des déchets solides. Selon la banque, ces investissements doivent améliorer les conditions de vie des populations concernées tout en renforçant le climat des affaires et la compétitivité économique locale.

Cette initiative s’inscrit dans les objectifs du Plan national de développement sud-africain à l’horizon 2030 et contribue à plusieurs Objectifs de développement durable des Nations unies, en particulier ceux relatifs aux villes durables, à l’accès à l’eau et à l’énergie propre.

Fondée en 2015 par les membres du groupe BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) et basée à Shanghai, la banque est aujourd’hui présidée par l’ancienne présidente brésilienne Dilma Rousseff. Elle s’est progressivement imposée comme un instrument de financement alternatif aux institutions issues des accords de Bretton Woods, avec une stratégie privilégiant les infrastructures et la transition énergétique dans les économies émergentes.

L’Afrique du Sud, membre fondateur du BRICS, fait face à un déficit structurel d’investissement dans ses infrastructures, passé d’environ 30 % du PIB au début des années 1980 à près de 15 % en 2022, selon des données officielles. Le pays a déjà bénéficié de financements similaires, notamment dans les secteurs logistiques et énergétiques, illustrant la montée en puissance du rôle de la NDB dans le financement du développement urbain africain.

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