Quelque 2 500 personnes se sont rassemblées lundi à Bruxelles pour dénoncer les violences policières signalées lors des manifestations contre la réforme de l’enseignement organisées quelques jours plus tôt. Réunis devant le palais de justice puis dans les rues de la capitale, les participants brandissaient des pancartes telles que « Mes profs, mes héros » ou encore « La violence n’est pas la démocratie ».
Belgique : manifestations et colère après des témoignages de violences policières à Bruxelles
La mobilisation fait suite aux événements survenus les 4 et 5 juin, lorsque des manifestations contre le décret-programme de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre. Des enseignants, des étudiants et des élèves s’étaient mobilisés contre des mesures budgétaires qu’ils jugent préjudiciables au système éducatif francophone. Les interventions policières, marquées notamment par l’usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes, ont suscité de nombreuses critiques et des accusations de recours excessif à la force, en particulier à l’encontre de mineurs.
Dans certains quartiers de Bruxelles, des traces des tensions restaient visibles plusieurs jours après les incidents, avec des vélos incendiés et des graffitis témoignant des affrontements récents. D’importants dispositifs policiers étaient également déployés afin d’éviter de nouveaux débordements.
Le mouvement de contestation, soutenu notamment par le collectif Mars Attacks, a annoncé son intention de poursuivre les rassemblements au cours des prochaines semaines dans plusieurs villes de Wallonie. Cette nouvelle mobilisation illustre la montée des tensions autour de la réforme de l’enseignement et le débat grandissant qu’elle suscite en Belgique francophone, tant sur le fond des mesures envisagées que sur la gestion du maintien de l’ordre lors des manifestations.