Soudan : la relance de l'agriculture plombée par le conflit au Moyen-Orient

Des agriculteurs trient et mettent en sacs des oignons récoltés dans un champ à Omdurman, au Soudan, le samedi 25 avril 2026   -  
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Au Soudan, la relance des activités agricoles pourrait être freiner par la guerre au Moyen-Orient qui provoque la hausse des prix des d’engrains.  

Alors que les prix du carburant ont grimpé d’environ 30 %.  Dans un pays déchire par un conflit depuis trois ans, est une double peine. 

Omer al-Hassan est revenu pour reconstruire sa ferme qu’il a abandonné depuis deux ans en raison de la guerre. Mais il doit se préparer à une saison à prix d’or. 

''Tout ce qui concerne à l’agriculture a été touché. Même le pain que nous mangeons en a été affecté. Il n’y a plus rien. Le gaz coûtait 130 livres ; j’ai acheté une bonbonne il y a une semaine et j’apprends maintenant qu’il en coûte 146. Je me demande comment je vais pouvoir m’en procurer. Comment vais-je travailler ? Comment vais-je m'en sortir ? Le marché est le même, mais il n'y a pas de bénéfices. Nous pouvons produire, mais il n'y a pas de bénéfices.'', s'interroge-t-il. 

Face à la donne, les agriculteurs sollicitent l’aide des pouvoirs publics. Mohammed al-Badri, a choisi de réduire l’étendue de son champ.  ''Nous cultivons moins. On ne peut tout simplement pas faire autrement. Nous avons cultivé la moitié de cette terre et laissé l’autre moitié, pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de capital, nous n’avons pas assez pour semer jusqu’au bout. Nous n’avons semé que d’ici jusqu’à l’avant. Nous cultivons du pourpier, de la roquette, mais rien d’autre. L’essence est devenue chère, il n’y a pas de sel, il y a trop de problèmes.''

Les agriculteurs innovent face à la hausse des coûts, en matière de semis et d’utilisation d’engrais. Ils cultivent également des plantes moins exigeantes, comme le pourpier et les oignons, dans leur quête de résilience. 

 

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