Guerre au Moyen-Orient : l'OPEP alerte sur la baisse de la production pétrolière

Le soleil se couche derrière une pompe à balancier à l'arrêt près de Karnes City, aux États-Unis, le 8 avril 2020.   -  
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AP/Eric Gay

La production pétrolière au Moyen-Orient a chuté en mars alors que la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran faisait rage.

Le trafic dans le détroit d'Ormuz – l'une des voies maritimes pétrolières les plus importantes au monde – est pratiquement interrompu depuis le début du conflit, fin février. Cela a paralysé les exportations de pétrole brut et contraint certains des principaux producteurs de la région à réduire leur production. 

Selon un nouveau rapport de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), la production de pétrole brut de ses membres a chuté de 27 % par rapport au mois précédent, pour s'établir à moins de 21 millions de barils par jour. 

L'Irak, l'Arabie saoudite, le Koweït et les Émirats arabes unis ont enregistré la plus forte baisse de production. 

L'Irak a annoncé lundi que ses exportations de pétrole brut avaient chuté à environ 18,6 millions de barils en mars, soit une forte baisse par rapport aux quelque 99,9 millions de barils enregistrés le mois précédent.

Selon le rapport, la production de pétrole brut iranien a légèrement diminué, tandis que d'autres membres de l'OPEP, notamment l'Algérie, la Libye et le Gabon, ont affiché une tendance similaire. En revanche, la production du Nigeria a augmenté. 

L'OPEP a revu à la baisse ses prévisions concernant la demande mondiale de pétrole au deuxième trimestre, de 500 000 barils par jour, en raison des répercussions de la guerre. Ses prévisions de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2026 restent toutefois inchangées, avec une augmentation prévue de 1,4 million de barils par jour.

L'organisation a déclaré que la faiblesse actuelle de la demande serait compensée au cours des troisième et quatrième trimestres de l'année. 

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