D’après un rapport publié mercredi par le cabinet Deloitte, les recettes mondiales du sport féminin devraient dépasser 3 milliards de dollars en 2026, contre 2,4 milliards en 2025. Une progression spectaculaire, marquée par une hausse de 340 % en quatre ans, qui témoigne d’une dynamique sans précédent.
Le sport féminin franchit un cap, 3 milliards de dollars de recettes attendus en 2026
Cette explosion des revenus stimule les investissements dans tout l’écosystème du sport féminin, créant un cercle vertueux : plus de ressources, plus d’attentes, et une professionnalisation accrue. Le rapport « Game Changers : Unlocking the Potential of Women’s Sports » met en lumière trois sources principales de revenus : les revenus commerciaux (sponsoring, partenariats), qui représentent 45 % du total. Les droits de diffusion, en forte croissance grâce à l’intérêt croissant des médias. Les recettes des jours de match (billetterie, merchandising).
Football et basket en tête, l’Amérique du Nord leader
Le football et le basket-ball féminin dominent le marché, générant chacun 35 % des revenus globaux. L’émergence de nouvelles compétitions, comme l’Unrivaled Basketball ou la Canadian Northern Super League en football, accélère cette tendance. En 2025, l’Amérique du Nord a concentré 53 % des revenus mondiaux, devant l’Europe (16 %), une répartition qui devrait se maintenir en 2026.
Des records d’audience et un engouement planétaire
La Coupe du monde de rugby féminin 2025 a battu des records avec 82 000 spectateurs en finale à Londres, tandis que la Coupe du monde de cricket féminin a confirmé l’attrait croissant pour ces disciplines. Depuis 2020, huit nouvelles ligues féminines ont vu le jour en Amérique du Nord, illustrant l’essor structurel du secteur.