Jérusalem : la Via Dolorosa quasi déserte pour le Vendredi saint

Un pèlerin chrétien prie dans la vieille ville de Jérusalem, le Vendredi saint, le 3 avril 2026.   -  
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À Jérusalem, la Via Dolorosa, ou Chemin de Croix, est le trajet emprunté par Jésus après sa condamnation, en direction de la crucifixion. Habituellement bondée de fidèles pour le Vendredi saint, elle était cette année remarquablement vide. Seuls quelques groupes de pèlerins et membres du clergé ont été aperçus, priant à intervalles espacés.

Pour des raisons de sécurité, le patriarche latin de Jérusalem a annulé certaines processions traditionnelles et limité les messes à moins de cinquante participants, conformément aux directives de l’armée israélienne. Certains fidèles ont exprimé leur déception face à ces restrictions.

Le père Simon D’aotigue a souligné : « Chaque chrétien, et particulièrement les chrétiens ici au Moyen-Orient, en Terre sainte, au Liban, en Syrie , souffre. Je pense que chaque chrétien doit prier avec eux et pour eux. »

Issa Anis Kassissieh a exprimé sa tristesse : « C’est très triste de voir Jérusalem vide, surtout en ce Vendredi saint. Chacun porte sa croix et suit le chemin de croix sur la Via Dolorosa. J’espère qu’en cette Semaine sainte un miracle mettra fin à la guerre, que nous retrouverons une vie normale et que la paix rayonnera depuis Jérusalem, car si nous avons la paix ici, nous aurons la paix dans le monde entier. »

À Jérusalem, certaines célébrations de Pâques ont été limitées pour des raisons de sécurité, et le patriarche latin s’est vu refuser l’accès au Saint‑Sépulcre, avant qu’un accord n’autorise finalement des messes restreintes dans la vieille ville. 

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